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SCÈNE III LAODICE, ARIARATE

. ABURATE.

Iklame, j'attendais à vous faire paraître

►«lie joie en mon cœur la vôtre avait fait naître,

In^Dantque le ciel propice à vos souhaits...

^ils semblent remplis, moins ils sont satisfaits, ^Dle;el puisqu'enfin il faut ne vous rien taire, (^ souhaité mon fils, mon fils me désespère, ^»on fatal retour tous mes soins sont trahis.

ABURATE. [fils,

ftttoi, vous en plaindre, vous qui n'aimiez que ce Qui lui gardiez le sceptre,et qui du nom de mère...

LAODICE

Oui, mère pour un fils à qui je serais chère. Qui viendrait sans secours le prendre de mes mains ; Mais je ne puis soufi'rir l'esclave des Romains. Soumis à ces tyrans que bravaient nos ancêtres^ Il Tient nous asservir sous l'orgueil de ses maîtres. Nous faire part des fers qu'il s'abaisse à traîner. Et j'aurais quelque joie à le voir couronner? [dre. Non, non,respoirdu trône en vain l'a pu surpren- Point d'ordre du sénat s'il y voulait prétendre, Point de force étrangère à me faire obéir.

ABURATE.

Le sang dans votre cœur se laisse donc trahir? Si le sénat députe, est-ce l'avoir pour maître Que prendre son aveu pour se faire connaître? Sans lui, sans les Romains qui l'ont nourri chezeux, Le destin de ce fils serait-il pas douteux ? Pourriez- vous sur sa foi le croire Ariarate ?

LAODICE

Je sais qu'il faut par eux que sa naissance éclate ; Mais enfin, avec lui si Rome était d'accord, A quoi bon si longtemps m'avoir caché son sort? [tre Quaud, députant versmoi. Ton m'a tant fait connal- Qu'elle voulait m'aider à faire choix d'un maître, Par quel rare motif ne m'a-t-on pas appris Que son ambassadeur me ramenait mon fils? Avec tant de mystère Aquilius s'avance.

Qu'on le voit arriver môme avant qu'on y pense. Comme si tout à coup surpris de voir son roi, Le peuple devait mieux s'animer contre moi. C'est là, c'est là que tend toute leur politique. Dans ces précautions je la vois qui s'explique, Et cherche à m'arracher par des moyens si bas Ce qu'ils ont présumé que je ne rendrais pas. Par l'hymen de ma fille où l'on me crut forcée, Ils ont voulu d'abord pénétrer ma pensée ; Et le choix que de vous ils sauront que j'ai fait, A leurs jaloux soupçons tiendra lieu de forfait; Ils voudront vous punir d'en avoir été digne, Mais que le peuple s'arme, ou que Rome s'indigue, Pour vous perdre à son choix ou me faire la loi, Ce fils n'est pas encore assuré d'être roi.

ABURATE.

Je veux bien avec vous blâmer la politique Dont par trop de secret le mystère vous pique : Ariarate a dû faire un plus prompt éclat; Mais songez ce que c'est qu'Irriter le sénat. Vous l'ayant renvoyé, pensez-vous qu'il endure Qu'au destin de ce fils vous osiez faire injure? Il armera sans doute, et tout autre que vous Craindrait un grand pouvoir dans un juste cour- LAODiCE. [roux.

Si l'État veut un roi, s'il a besoin d'un homme. Vous faisant mon époui, quecraindrai-je deRomc ? Armé de ce grand titre et d'époux et de roi, Manquerez-vous de cœur à combattre pour moi? Vous trouverai-je moins cet invincible Oronte, Que nos plus fiers voisins n'ont connu qu'à leur hon- El l'orage que veut éviter votre soin, [te;

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