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LA TANTE, ANGÉLIQUE, ORONTE, LÉANDRE, LA MONTAGNE, LISETTE, PHILIPLN

LA MONTAGNE

La belle, il faut vouloir ce que nous ordonnons, Cest sans aucun appel ; eu fille obéissante Oyez ce qu'avec nous a résolu la tante.

LA TA NT 15

On vous donne un époux, monsieur prend ce souci.

LA MONTAGNE

Faites la révérence, et diles grand merci. Bouchonne; dès demain vous aurez l'avantage De savoir quelle joie on trouve au mariage ; ' Pour réveiller les sens rien n'est plus souverain.

ANGÉLIQUE

Oronte, dès tantôt, m'a dit votre dessein : J'avais pour le couvent l'intention fort bonne.

LE BARON D'ALBIKRAC, ACTE V, SCÈNE VH.

Mais pour m*ouTr nommer madame la baronne, Me voir grand équipage...

LA. MONTÀGiCe.

Ah! Friand petit nez, De votre chef ainsi vous vous embaronnez? En fait de ce qui flatte, et doit donner à rire, La chatte a le goût bon, et ne prend pas le pire.

ANGELIQUE

Nem*aviez-vou8 pas dit que vous vouliez...

LA MONTAGNE

Tout doux, Un baron tel que moi n*est pas viande pour vous; Un mets si délicat n*esl que pour une tante.

ANGÉLIQUE

Ma tante, sans mari, vit heureuse et contente; Et plutôt qu'à rhymon on la pût disposer. Elle ferait...

U faut vous entendre jaser.

Où va-t-elle?

ANGELIQUE

Je sors de peur do vous déplaire.

LA MONTAGNE

Vous ne vous sauriez donc marier et vous taire? Venez, voilà le beau qu'on vous a destiné.

ANGBUQUK.

Oronte!

LA MONTAGNE

Il est dispos, allègre, bien tourné.

ANGÉLIQUE

N'importe.

LA TANTE

Vous voulez, je pense, èlre priée ?

ANGÉLIQUE

Je suis trop Jeune encor pour être mariée.

USETTE.

Voyez, elle en mourrait.

LA MONTAGNE

Que d'importuns débats I Finissons en deux mots. Veut-on ? Ne veut-on pas?

OHONTB.

Mais en quoi mon hymen importe-t-il au vôtre, Pour vouloir que...

C'est là me prendre pour un aun me faut faire un tour en Bretagne, et tandis [tre. Vous auriez tout loisir de vous être ébaudis. Moi parti, la Rapière absous, la chère tante Vous prenant pour mari, croirait vivre contente; U n'est contrat signé qui m'en pût garantir.

ORONTE

Hé bien, mariez-vous avant que de partir.

Un jour plus, un jour moins ne vous importe guères;

Et...

LA MONTAGNE

Mon futur neveu, chacun sait ses affaires. Donnez la main.

ANGÉUQUE.

Moi?

LA MONTAGNE

Vile, et sans plus ralsonoef.

LA TANTE

î.a sotte !

LISETTE

Donnez-la, puisqu'il la faut donner, Vous fâchez voire tante.

ANGÉLIQUE

Elle en parle à son lise.

Quand on a des barons...

Vous plaît-il qu'il vousplaise?

ANGÉLIQUE

Il faut bien obéir, mais Je ne réponds pts Qu'à vaincre mon dégoût jamais Oronle...

LA MONTAGNE

Hélas!

On s'accoutume à tout Demain donc, sansremisef Dans les bras d'un époux l'épouse sera mise, Gela fait, je déloge, et pars en sûreté.

ORONTE

Mais madame en a-t-ellé autant de son côté? Si pour vous de sa foi mon hymen est le gage, Il lui faut contre vous un pareil avantage, Qu'après votre intérêt vous assuriez le sieû.

LA MONTAGNE

Dépendre la Hapiôre est donc compté poorrieo! Sansrhonneurdema8œur,quinevautpasgnnd' Cesontdix mille écusdontmatantedispose; [chose, Et, pour vous faire voir que j'agis franchement, J'y veux bien ajouter encor ce diamant. Il n'est pas des plus laids.

LISETTE

Madame, comme ilbrillel

LBANDRB.

n est de prix.

LA MONTAGNE

C'est presque un titre de famille, Des seigneurs d'Âlbikracs il vient de père en ^ L'an est gravé dessous, mil deux cent trente-six, Sil'onne m'en croit pas,enrompant..

LA TANTE

Non, de grâce; On ne peut mieux prouver une ancienne nce.

LA MONTAGNE

Nous la montrerons telle, et vous ramèneroos, Pour nous voir marier, quinze ou trente barow* Si la noblesse a droit de chatouiller votre âme, Je vous en garantis satisfaite.

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