D. JUAN, LÉONOR, JACINTE
JACniTB, laiitant tomber la lumière qu*elle porte.
Ah, madame! Ah, madame!
Cest lui-même, si non qu'il est beaucoup pi us gra nd.
LÉONOR, fuyant sans regarder D, Juan, Ah ciel! Ah!
D. JUAN
Cet accueil, Léonor, me surprend.
LÉONOR
Ma curiosité ne sert qu'à me confondre : C'est sa voix, je l'entends, mais je ne puis répondre ; £t quand j'ai pris dessein de le faire appeler, J'ai souhaité le voir, et non pas lui parler.
JACINTE, cachée, Quejecrainsquecespectre.oubienplutôtcediable, Ne me vienne chercher jusque sous cette table I
D. JUAN
Quelle confusion, et quel charme est ceci I
Léonor, c'est donc moi que vous traitez ainsi. Moi qui viens tout exprès vous donner assurance Que sur mon cœur vous seule avez toute puissance?
LÉONOR, fuyant toujours.
J'y renonce. A mes yeux en vain tu viens t'offrir. C'est le vrai don Juan que seul je puis souffrir.
D. JUAN
Je suis toujours le même, et le bien où j'aspire...
LÉONOR
Fantôme, laisse-moi, je n'ai rien à te dire. ( Elle se retire dans un petit cabinet dont elle ferme la porte
Hé, de grâce, écoutez mes raisons de plus près. Léonor, est-ce feinte, est-ce jeu fait exprès? Que fais-tu là, Jacinte?
JACINTE, se retirant avec violence de dessous la table qu*elle fait tomber avec la lumière qui s*éteinU
A l'aide, je suis morte, C'en est fait.