SCÈNE II FLAMINIUS, ATTALE, PROCULE
FLAMINIUS
Sans doute vous aurez d'une âme plus tranquille Examiné quel choix vous est le plus utile; Rome vaut bien...
ATTALE
Seigneur, je connais mon dcToir, Et ce que j'ai pensé...
Je n'en veux rien saToir.
La fierté qui tantôt soutenait votre flamme, M'aparud'un cœur franc, digne d'une grande ime, Et fait voir d'autant mieux combien vous méritez L'honneur d'ôlre reçu parmi vos alliés.
Un nom si glorieux demande quelque grâce; Et, comme on ne saurait blâmer la belle indice, J'excuse votre amour, et veux vous épargner Ce qu'il vous coûterait d'efforts à me gagner. PourvousThymendÉlise est un bien plein dechar-
[mej, Vouscraignez mes refus,n'en prenez plusd'alarnie5, J'y consens, et vois trop qu'approuver vosdesseios, C'est mettre ce dépôt en de fidèles mains.
ATTALE
Cet heureux changement a de quoi me surpreodre. Seigneur, à mon amour vous daignez donc toos Confier Annibal et sa haine à ma foi? [rendre,
FL4MINIUS.
Rome sert qui l'honore, elle vous a fait roi, Et veut par cet hymen qu'elle rend légitime, Vous marquer mieux encor jusqu'où va son estime. Demeurez- lui fidèle, et n'oubliez jamais Qu'elle a toujours puni les ingrats qu'elle a faiU'
ATTALE
Seigneur, j'aime la gloire, et c'est assez vous dire
FLAMINIUS
Pressons cet hyménée où votre flamme aspire. Dans le rang que je tiens c'est peu d'y consenlir, J'en veux être témoin avant que de partir. Rome qui laissait vivre Annibal àCarthagc, Lui peut souffrir chez vous ce paisible avantage. Ayez soin pour demain d'en préparer Tédat, Etpourvous,etpourmoi,j'endoi9compteansêniL
Cependant Prusias vous montre assez de aèlc Pour mériter par vous d'en savoir la nouvelle; Vous pourrez avec lui, seigneur, vous déclarer.