ACTE PREMIER
CARUN, USE-
(soi) te trouver encore et seole et sans maîtresse?
LISE
Titteods de jour en jour madame la comtesse, tu, depuis près d*un mois, absente de Paris, ibiûdoone à mes soins la garde du logis. 8b croit ne point tarder d'abord que Ton s'engage, lais insensiblement on prend goût au voyage ; •"OriéaDs on veut voir Saumur, Angers et Tours, b le retour ainsi se diffère toujours.
GIRLIN.
Tant mieux pour toi d'avoir liberté tout entière, fie prendre du bon temps, et te donner carrière. Ali» si pour moi le cœur t'en disait tant soit peu, fcUel
LISE
En faut-il douter?
CARLIN
Le mien est tout en feu ; ^depuis cette noce où tu me fis tant boire, ^me suis si bien mis ta largesse en mémoire, Qu'aussitôt que la soif commence à me presser, Pour en guérir plus tôt je voudrais t'embrasser.
LISE
Tout de bon?
CARLINé
Tout de bon, et s'il t'en faut plus dire
Écoute, en te voyant, de quel ton je soupire.
USE
Tu te sens donc pour moi d'amour bien travaillé?
CARLIN
Ma foi, je n'en dors point quand je suis éveillé; Et si ton cœur sensible à la friponnerie... Lise, ma chère Lise.
USE
Ah ! Point de brusquerie.
Et, que dirait Virgîne à qui tu t'es promis ?
CARUN.
Y doit-on regarder de si près entre amis?
USE
Tu n'es point scrupuleux.
CARLIN
Vois-tu? J'aime Virgîne ; Mais ce qui m'en dégoûte, elle est un peu trop fine. Et sait tant de détours, qu'à ce que j'en entends, Avec elle un mari passera mal son temps. Anselme aussi, voyant du trouble en sa famille, L'a depuis peu chassée en dépit de sa fille.
USE
Olympe en sa disgrâce a donc pris grande part?
CARLIN
Elle la garde encore à l'insu du vieillard ; Le temps rajuste tout.
LISE
Elle doit t*étre chère.
Veux-tu de mon amour savoir tout le mystère ? Je suis homme dintrigue, et, tel que tu mé vois, J'entreprends de servir deux maîtres à la fois. Ou plutôt près de l'un faisant le bon apôtre. Je tâche à le duper pour être utile à l'autrei