LE MARQUIS, ANSELME, OLYMPE, LUCRÈCE, CLARICE
LE MARQUIS
Ah I Vous voilà, beau-père.
Je crois qu'en votre temps vous étiez un bon frère. Peste, l'heureux grison ! Qu'il est ràblu 1
ANSELME
Mais vieux ; Et c'est...
LE MARQUIS
Courez- VOUS point quelquefois les bons lieox? Vous en avez la mine, et tout vieux que vous êtes..
ANSELME
De pareilles questions n'ont jamais été faites.
OLYMPE
Voilà les beaux discours et les termes choisis Dont nous régale ici monsieur votre marquis.
ANSELME
C'est qu'il est gai, ma ûlle.
LE MARQUIS
Et gai seul plus que trenle.
Je ne vois point ici paraître de suivante.
ANSELME
Ma ûlle en avait une, il l'a fallu chasser. Certains tours trop rusés...
Je veux la remplacer, Vous en choisir moi-même une drôle, follette, C'est contre le chagrin une douce recette; Et, comme votre fille a l'air trop sérieux. Ayant où m'égayer, je m'en porterai mieux.
ANSELME
Ma ûlle aura toujours si grandsoinde vouspliire ..
LE MARQUIS
Est-ce depuis longtemps que vous êtes sou père?
ANSELME
Que répondre à cela? Je l'ai toujours été.
LE MARQUIS
Toujours? Quoi, même avant votre nalifité? Le stupide I
ANSELMB.
J*entends depuis qu'elle est au moode.
LE MARQUIS
C'est aussi là-dessus que je veux qu'on réponde. Quel âge a-t-elle?
ANSELME. I
Elle a...
OLYMPE
Quarante ans à peu prè|
ANSELME
Elle raille.
Pourtant son teint n'est pas trop frais. Le lait de sa nourrice était-il bon?
LUCRÂCE.
Courage.
LE MARQ9I8
Par là l'humeur des gens...
ANSELME
N'en ayez point d'oaibra|
LE MARQUIS
Et sa mère, soit dit sans vous désobliger, Vous faisait-elle point quelquefois enrager? Un enfant tient de tout. Elle n'est pas la seul&4
OLYMPE, à Anselme.
De la mère il ira jusqu'à la bisaïeule; Et, si vous l'écoutez, vous courez grand hasard-