IX
être ma femme; je ne vous quitterai plus; nous ne
ferons qu’un.
LOUISA
Tant pis; quand je suis seule, je m'ennuie. Pourquoi m'avoir fait quitter la maison de M. Kaufmann, mon parrain, où c'était si gai et si amusant, et où il venait tant de monde ?
PLEFEL.
Parce que M. Kaufmann, qui est le premier traiteur de cette résidence, reçoit chez lui la ville et la cour, des militaires surtout, et je connais les militaires allemands.
Arr du vaudeville de l'Homme vert.
Lorsque l'Allemand est à table, Aux belles il ne pense pas;
Mais il devient plus redoutable Dès que vient la fin du repas.
L'amour chez lui ne songe à naitre Que quand la bouteille a véeu ;
Et l’un ne commence à paraître Que lorsque l’autre a disparu.
On n'a d’ailleurs parlé d’un certain M. Maurice, soldat aux gardes.
LOUISA
Ah !'et pourquoi ?
PLEFEL, à part.
Ah! et pourquoi ?... elle n’a jamais que cette question à faire. (Haut) Il y a ensuite d’autres motifs, in-
utiles à vous expliquer; car ce soir , chez votre parrain, il doit se passer des choses.