SCÈNE VIII
PLEFEL, BLUM, PLusIEURS HOMMES EN MANTEAU.
Les hommes en manteau se rangent dans le fond, Plefel est près de la porte à gauche, et Blum est à la droite; ils saluent d’abord Plefel , qui leur rend le salut, ensuite ils se tournent du côté de Blum, qu’ils saluent de même, et qui
Jeur rend Le salut.
PLEFEL , aux hommes en manteau et ensuite à Blum.
Dansletrajet, vous n’avez rien vu ? (Les hommes en man-
teau font signe que non; Blum répond par le même signe.) Fien entendu?
(Même réponse de la part des hommés en manteau et de Blum.)
BLUM
Je ne sais ce que cela signifie; mais voilà la peur qui me galope joliment.
PLEFEL , se mettant au milieu d’eux.
J'ai pensé que nous serions mieux ici qu'ailleurs ; car, dans cette chambre isolée et sous les mansardes, on ne peut nous surprendre. Tous nos frères ne sont pas encore arrivés ; mais en attendant nous pouvons toujours délibérer. Prenons place.
Ils vont prendre chacun une chaise au fond du théâtre et s’asseyent sur le devant rangés en demi-cercle. Plefel occupe le centre, et Blum est placé le dernier, à la droite de Plefel.
BLUM
Je me croirais parmi des voleurs, sans les billets de banque. les huit cents florins.…. (Sur l'invitation de Plefel, il prend une chaise et s’assied à l'extrême droite, et lorsqu'il est assis, 14 tant Le manteau de son voisin, il dit à part. ) Il ny a plus de doute, ce sont mes manteaux, je reconnais l’étoffe.
PLEFEL.
Chacun doit parler à son tour. (Désigrant Blum. ) À vous, monsieur, commencez; vous avez la parole.
BLUM
Dieux ! que devenir !
PLEFEL.
Vous avez entendu.
BLUM , toussant et se préparant à parler,
Monsieur. messieurs.
PLEFEL.
Plus haut, plus haut.
BLUM , continuant, N'ayant pas l'habitude de parler en public.