SCÈNE I
JULIETTE
Mais, M. de Noirmont, cet inspecteur - général qui est déjà venu l’année dernière.
FRÉDÉRIC
Ah ! ce n’est pas cela. (ii pâsse à la gauche de Juliette.) GEORGES.
Moi qui ne suis ici que depuis six mois, Je ne le connais pas, je ne l'ai pas vu.
JULIETTE
Je crois bien. Cette nuit, où vous a fait appeler long-temps sans pouvoir vous réveiller. M. Georges a le sommeil très dur. Eh bien! venez-vous? on vous attend.
FRÉDÉRIC
Pardon, mademoiselle; j'ai deux mots à lui dire, et je vous le renvoie.
GEORGES
Si c’est possible, mademoiselle Juliette.
JULIETTE , à part.
Il y a toujours des importuns. (Hit. Comme vous voudrez. C’est que M. Dufour, que vous n'aimez pas, ni moi non plus, est là-bas près de maman, il lui parle, et...
GEORGES
Vrai! M. Dufour, cet intrigant , cet imbécile, un commissaire du Mont-de-Piété ! (A Frédéric.) C’est mon rival, monsieur.
JULIETTE
M. Georges |
FRÉDÉRIC
Rassurez-vous, mademoiselle; je sais tout, et s’il y a des obstacles à votre bonheur, je les lèverai peutêtre. Avez-vous confiance en moi ?
JULIETTE
Dame | monsieur, ça commence à venir.
FRÉDÉRIC
À Ja bonne heure. Cela dépend de Georges.
Arr du Pieége.
S'il peut me servir aujourd’hui, Je vous marie.
JULIETTE
Ah! quelle ivresse!
Mousieur, je vous répords de lui.
Mais vous tiendrez votre promesse.
FRÉDERIC
Comptez sur moi s’il réussit.
GEORGES
Parlez , monsieur; j'aurai, je pense, Cent fois plus d'adresse et d’esprit En songeant à la récompense.
JULIETTE
Maintenant, je w’ai plus peur de M. Dufour, et je vais faire prendre patience à maman. Adieu, monsieur, adieu. {Elle rentre dans l’appartement du fond à gauche. }