SCÈNE VIII
Les PRÉCEDENSs; NANETTE, THOMASSEAU.
NANETTE , à Frédéric.
Monsieur, voilà vos amis qui arrivent par je petit
escalier.
THOMASSEAU.
Faut-il servir ?
FRÉDÉRIC
Pas encore : les affaires d’abord; car je les aime. CANIVET.
Oui, vous aimez tout : le vin, le jeu et les dames. FRÉDÉRIC.
Pour ce qui est de cela, je n’en aime qu'une, celle que je veux épouser.
CANIVET , montrant Nanette.
Témoin cette jeune fille que vous embrassiez tout
à l'heure.
THOMASSEAU.
Qu'est-ce que c’est ? mademoiselle Nanette, ma
prétendue !
NANETTE
De quoi se mêle-t-il done celui-là ? est-il bavard ! s’il vient des locataires comme ca dans la maison , ça va faire un beau train. Une maison qui était si tranquille !
FRÉDÉRIC
Allons, allons , ne perdons pas de temps.
Arr du ballet de Cendrillon.
Allons signer.
CANIVET
Qui, moi? très-volontiers.
FRÉDÉRIC
Je vous aurai pour iocataire.
CANIVET
(A part.)
Pour locataire, oui. Mais, pour ton beau-père, Tu peux rayer cela de tes papiers.
FRÉDÉRIC
Le déjeuner, pour boire à mes amours.
CANIVET, à part.
Ses espéranies sont précoces ; Ce repas-là, morbleu, va pour toujours Renverser celui de ses noces.
ENSEMBLE