ACTE II, SCÈNE II. 103 MADAME DE BRIENNE
Non, non: les voyageuses ont des privilèges, et je les réclame.
MADAME DORBEVAL, à Hermance.
Et qui avons-nous? le sais-tu ?
HERMANCE
D'abord M. Poligni, qui nous accompagnait au
salon.
MADAME DE BRIENNE, vivement.
Poligni ! (4 madame Doreval.) Si tu le veux absolument, il faut bien s’immoler pour ses amis.
MADAME DORBEVAL.
Que tu es généreuse! (4 Hermance.) Et puis encore ? HERMANCE.
Je ne connais pas tout le monde ; mais il y a ce joli cavalier qui , au dernier bal, ne vous a pas quittée de toute la soirée.
Moi!
HERMANCE
Oui, ce jeune homme que toutes les dames trouvent si aimable, et les messieurs aussi: le neveu du
ministre.
MADAME DORBEVAE, 2 ANT
Monsieur de Nangis... Il vient aujourd’hui?
HERMANCE
Non, non, je me trompe. Mon tuteur l’a invité, il a hésité, et puis il a fini par refuser.
MADAME DORBEVAL.
Ah lil a refusé.
MADAME DE BRIENNE
Qu'as-tu donc?
MADAME DORBEVAL.
Rien.
HERMANCE , passant au milieu.
Adieu, ma cousine; adieu, madame. Vous n’avez à « «4 2 g pas de temps à perdre, car la matinée s’avance, et je vous préviens qu’on dine toujours à sept heures trèsprécises.
( Elle rentre dans l’appartement de Dorbeval.)