ACTE II, SCÈNE IV
MADAME DE BRIENNE
Précisément.
DORBEVAL.
Et son mari, M. de Brienne, un ancien militaire. MADAME DE BRIENNE.
Je l'ai perdu, Monsieur.
DORBEVAL.
O ciel! vous êtes veuve ! (4 part.) il ne manquait plus que cela!
MADAME DE BRIENNE
Je suis bien sensible, monsieur, à l'intérêt que vous daignez prendre.
D'autant que nous aurons besoin de vos avis; car la mort de monsieur de Brienne la laisse dans une situation….
MADAME DE BRIENNE ,, lui imposant silence.
Élise !
DORBEVAL, avec froideur.
Oui, sans doute. nous verrons. nous en causerons... Moi, j'ai fort peu de protection ; je n’aime pas à demander; je ne dis pas cependant que si l’occasion se présente... Voici une nouvelle loi, une loi d’indemnités qui, peut-être, vous concerne, ou, du moins, monsieur dé Brienne; c’est à vous de voir cela...
MADAME DE BRIENNE
Non, monsieur, mon mari était le dernier enfant d’ane famille nombreuse; et comme il n’avait rien dant la révolution, comme il n’y a rien perdu, il n’a rien à réclamer.
DORBEVAL.
Qu'importe? on réclame toujours; cela ne coûte rien de se plaindre, et quelquefois ca rapporte. Mais pardon, belle dame, je vous demanderai la permission de vous quitter : des affaires importantes Il est si difficile d'être aimable, quand on a des occupations.
MADAME DE BRIENNE
Et, monsieur, je le vois, est toujours si occupé!
C’est nous qui vous laissons.
( Elles sortent par la porte à droite.)