ACTE II, SCÈNE VI
dans les circonstances les plus favorables : la nouvelle loi qui vient de passer va donner à la Bourse un essor, une activité inconnue; nous avons des projets auxquels nous t’associons.
POLIGNI.
Il serait possible! ah! je te devrai ma fortune! je vois tous mes rêves réalisés !
DORBEVAL.
Es-tu fâché maintenant d’avoir écouté mes conseils, d’avoir renoncé à tes idées romanesques ? en as-tu des regrets ?
POLIGNI.
Ah! ne mie demande rien : je ne veux voir que mon bonheur !
DORBEVAL.
Et surtout t'en rendre digne ; et comme je vois que tu yes décidé, je ne crains pas de t’apprendre une nouvelle à laquelle tu ne t'attends pas : c’est qu’il paraîit que madame de Brienne est de retour en France.
POLIGNI , avec effroi.
Que dis-tu? (Sereprenint.) Non, mon ami, rassuretoi : tu te trompes, je l'espère.
DORBEVAL.
Elle est à Paris d’aujourd’hui même; Je viens de la voir, de lui parler.
POLIGNI.
O ciel! est-il une situation pareille à la mienne! jy étais résolu, j'avais fait mes réflexions, ou plutôt j'avais eu le bonheur de les oublier toutes : par quelle fatalité faut-il qu’elle revienne aujourd'hui pour me