LES PRÉCÉDENS; HERMANCE
HERMANCE, accourant du grand salon.
Ma cousine! ma cousine! la singulière aventure! Vous ne devineriez jamais qui je viens de rencontrer dans votre salon ?
MADAME DORBEVAL.
Eh! dis-nous-le tout de suite.
HERMANCE
Monsieur de Nangis.
TOUS, avec @né'ésphession différente.
Monsieur de Nangis !
HERMANCE , les regardant.
Eh bien! qu'avez-vous donc? Ce n’est pas là l’é-
tonnant, car il vient souvent. Mais voilà qui va bien vous surprendre.
POLIGNI.
Parlez vite.
HERMANCE
Il se promenait à grands pas, d’un air agité; et tenant un petit billet qu’il froissait éutre ses mains , il répétait : Je saurai ce que cela signifie. je la verrai, il faut que je la voie...
POLIGNI.
Eh ! qui donc?
HERMANCE
Je n’en sais rien. car quoi que je fusse en grande toilette, il ne s'était pas même aperçu de mon entrée. Je lui fais alors une grande révérence : pas un mot de plus. Il me regardait, mais sans me voir. J’étais d’une colère! Aussi, je suis sortie, et l’ai laissé immobile à la même place où il est encore. Est-ce étonnant |
DORBEVAL, regardant sa femme.
Eh non! c’est tout simple.
MADAME DORBEVAL.
Comment , monsieur !
DORBEVAL.
Après la lettre que madame vous a priée de lui écrire.
POLIGNT.
Quoi ! madame |
DORBEVAL.
Je vous disais bien que cette lettre produirait le