‹ Théâtre complet. Vol. 1-8 (volume 2)Chapitre 156 sur 305 · ACTE II, SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VIII

GERMAINE

Parfaitoment ! (Un temps.) C'est toi qui avais téléphoné à Fernande à huit heures?

BRAXCOUR.

En effet...

GERMAINE

Pour savoir si j'étais bien là?

BRANCOUR.

Non ! Pour t'accompag-ner, si tu n'avais pas voulu, par hasard, venir ici toute seule.

GERMAINE

Je ne venais pas toute seule, je venais avec Fernande.

BRANCOUR.

Mais rien n'est plus naturel !

EMILE entre et tend une carte à Brancourt, à part.

Ce monsieur demande monsieur Brancour.

BRANCOUR.

Ah ! bon ! j'y vais... (A Tender.) C'est lui...

Qui ça, lui?

BRANCOUR.

Le monsieur très bien dont je viens de te parler.

TENCIER.

Tu as tort d'y aller ! je t'assure que tu as tort. Ta femme est la plus honnête de la terre !

BRANCOUR.

Je n'en doute pas. Mais j'aime mieux en être sûr.

TENCIER.

Je t'attends ici. Ma parole, je suis plus ému que toi !

GERMAINE, à Rrnnconr.

On vient te chercher ici?

BRANCOUR.

Oui... c'est une affaire de l'usine pour laquelle il faut que je donne une réponse ce soir... Tu permets que je te quitte un instant? (il sort.)

GERMAINE, ;i Tenricr.

Rien de grave, j'espère?

Rien que je sache.

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