ACTE ir, SCENE IX 2tO
GERMAINE
Quelques mots aigres-doux, comme d'habitude.
FERNANDE
Quel air avait-il en te trouvant ici ?
GERMAINE
Celui qu'il a tout le temps, maintenant, glacial, soupçonneux et insupportable. Tu n'as pas remarqué?
FERNANDE
Mais non! Je remarque seulement qu'il est un peu plus nerveux que d'habitude. Et c'est peutêtre de ta faute! Toi aussi, tu as un peu changé...
Moi?... Jamais de la vie!
FERNANDE
Si! si! Je te connais bien, va! Et je te trouve un air bizarre, ce soir! Tu ne me caches rien?
GERMAINE
Rien du tout!
FERNANDE
Bien vrai?
GER.MAINE
Je t'assure...
FERNANDE
Tu n'es pas sur le point de faire une grosse bêtise?
GERMAINE
Ça m'étonnerait. Enfin! tout est possible!
EMILE, k' approchant d'Hector.
Un petit bleu pour monsieur.
HECTOR, regardant le bien.
C'est d'elle ! C'est encore d'elle ! Mais qu'est-ce
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qu'elle peut me dire? c'est effrayant! (Voyant que
Fernande a quitté Germaine il s'approche.) Germaine ! Je
reçois ça à l'instant... je n'ose pas le lire... Qu'est-ce qu'il y a encore?
Ah! C'est le pneu que je vous ai envoyé en sortant de chez vous...
HECTOR
C'est affolant ! C'est terrible ! (il ouvre le bleu et ut.) Décidément, mon ami, ce serait une folie! Ne comptez "pas sur moi! Adieu imur toujours. Oh!
GERMAINE
Mais il y a un post-scriptum ! Lisez le postscriptum.
HECTOR
Ah ! c'est vrai... (Usant.) Toutes réflexions faites, je viendrai. A demain. Merci, ma chérie, merci.
GERMAINE
Vous ne trouvez pas que mon mari paraît, ce soir, plus nerveux que d'habitude?
HECTOR
Mais non ! 11 est un peu ému parce qu'il va tirer avec moi : c'est tout naturel. Venez voir les préparatifs.
(Ils s'éloiçjnent. Les autres invités sont sortis par la baie, sauf Tencier qui est resté un peu en arrière. Entre Brancour.)