SCENE VIII Les Mêmes, COLETTE
COLETTE, seri-fiiil ht muiii de Branctmr.
Vous m'avez téléphoné de venir à onze heures chez Tencier... Vous voyez, je suis exacte. Bonjour, Tencier... Gomment ça va? Je nétais jamais venue chez vous... C'est très gentil... Je reviendrai.
Bonjour, madame Colette.
COLETTE, à Brancour.
Et peut-on savoir pourquoi vous m'avez téléphoné?
BRANCOUR.
Je vais vous le dire. (A Tencier qui fait mine de se
retirer.) Quelle manie tu as de toujours vouloir t'en aller... Reste donc... tu es un terrain neutre.
(Il le force à se rasseoir.)
TENCIER.
Tu abuses... tu abuses...
COLETTE, à Brancour.
Eh bien?
BRANCOUR.
Colette, je vous ai fait venir pour vous dire ce que je ne peux vous dire décidément que devant Tencier. Colette, je vous aime...
COLETTE
Bien. Ecoutez ça, Tencier, c'est très gentil...
TENCIER.
Ce qu'il faut entendre quand on est chez soi!...
BRANCOUR, à Colette.
Vous êtes jolie, vous êtes gaie, vous ne considérez pas avec une gravité exagérée les choses de l'amour... Vous êtes tout à fait la femme qu'il me faut en ce moment...
COLETTE, allant embrasser Tencier.
Merci, mon cher Tencier, merci...
BRANCOUR, continuant.
Pour des raisons qu'il serait trop long de vous expliquer, je vais habiter ici!
COLETTE
Ah ! bah !
TENaER.
Si je veux !
BRANCOUR.
Je suis déjà installé... Toute résistance serait inutile. C'est donc ici, Colette, que j'aurai le plaisir de vous rencontrer, si toutefois vous consentez à me rendre visite de temps en temps.
COLETTE
Mais avec joie...
TENCIER.
Je ne vous gênerai pas?
COLETTE
Au contraire, mon ami, au contraire... J'ai beaucoup d'estime pour vous.
Ecoutez, mes enfants... j'ai une meilleure idée. Je vais vous laisser mon appartement qui ne tar-