ACTE II, SCÈNE VI
SÉBASTIEN
Je regrette. Il faut que je déjeune près de l'usine.
CABANIÈS.
A quelle heure vous levez-vous pour aller à l'usine ?
SÉBASTIEN
A sept heures.
CABANIÈS.
Voulez-vous passer chez moi demain à six heures et demie ?
SÉBASTIEN
Du matin ?
CABANIÈS.
Plus tôt, si vous voulez... Je dors très peu. A cinq heures je suis debout, c'est même l'heure oii je suis le plus lucide.
Eh bien ! alors, à six heures et demie, demain.
CAB.\NIÈS.
Hôtel Jenkins... Et je suis convaincu que nous n'en resterons pas là.
(Il lui serre la main et s'éloigne.)
MADAME BALANIER, se levant, à Hi^lène.
Chère amie, nous prenons congé de vous.
BALANIER.
Chère madame...
HÉLÈNE
Déjà!
MADAME BALANIER.
Il le faut, hélas! chère amie.
CABANIÈS, à Hélène
Au revoir, madame, et merci de ce bon accueil.
384 IIÉLKNE ARDOUIN
(A Moulaine qui se relire aussi.) Je descends aveC VOUS,
Moulaine... Où est donc Serval?
BALANIER.
Il est parti tout doucement. C'est son habitude. A cette heure-ci, il rentre chez lui et il dort jusquà sept heures, pour se préparer à recevoir sa petite amie.
MOULAINE.
Au revoir, mon cher Barois. Je vous écrirai, c'est convenu.
BAROIS.
Mon cher député...
MADAME MOULAINE. ;'( mademoiselle Mesf:aiuj.
Au revoir, mademoiselle.
(Sortent les Moulaine, les Balanier et Cahaniès. Restent en scène madame La Hou])elle . Barois, Sé])astien qui causent tous les deux. Barois mange un gâteau.)