SCENE III ^HÉLÈNE, MARGUERITE
HÉLÈNE, lui preiuinl les deux mains.
Gomme on se retrouve !
MARGUERITE
Hein ! vous souvenez-vous de notre conversation de l'an dernier... le jour du départ de Sébastien ?
HÉLÈNE
Oui, certes, je m'en souviens...
MARGUERITE
J'avais l'intuition que nous ne serions pas séparés longtemps... et que bientôt il aurait besoin de moi ou que j'aurais besoin de lui, ce
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qui est exactement la même chose... Quand je pense qu'il hésitait à m'emmener !
HÉLÈNE
Ah ! vraiment? Et pourquoi ?
MARGUERITE
11 faisait des tas d'objections qui auraient été excellentes pour une jeune hlle comme les autres, mais qui, avec moi, ne tenaient pas debout... Il sait parfaitement que je m'accommoderai de sa situation quelle qu'elle soit et que je ne peux pas le gêner, c'est impossible... N'est-ce pas?
HÉLÈNE
Non, certes, ma chérie... non, vous ne le gênerez pas, au contraire... Est-ce que vous avez déjà convenu de la façon dont vous vivriez?
MARGUERITE
Oui, tout est arrangé. Sébastien a un petit appartement dans lequel je n'ai fait que jeter un coup d'œil, mais qui est très suffisant pour nous trois... car d'une manière comme d'une autre il vaut mieux garder notre vieille servante. Vous ne l'avez jamais visité, son appartement? Non! que je suis bête! Excusez-moi... 11 est très gentil, très riant. Et quand il y aura une femme là dedans, vous pensez ce que ce sera !
HÉLÈNE
Vous allez faire le plus joli ménage de frère et de sœur...
MARGUERITE, riitut.
Je le crois!... Dame! il restera la question d'argent... mais, c'est extraordinaire, elle ne m'inquiète pas outre mesure. J'ai dans son avenir et dans le mien une confiance, comment dirais-je?