ACTE II, SCÈNE VU
calmes ! Le ministre ne va pas vous entraîner dans sa chute !
(Il en prend un par l'épaule, lui donne un ordre à voix basse en lui désignant Lnce el revient à son siège. Entre Godfish.)
GODFISH, allant à Prosper.
Veuillez faire passer ma carte à monsieur le ministre.
(Il lui tend sa carte.)
PROSPER
Avez-vous une audience?
GODFISH.
Non. Regardez donc ma carte.
PROSPER, regardant et .l'inclinant.
Ah ! Mais monsieur le baron ne sait peut-être pas qu'aujourd'hui ..
GODFISH.
Je sais. C'est pour ça que je viens.
PROSPER
Tout ce que je peux faire, monsieur le baron, c'est de transmettre à monsieur le chef de cabinet.
GODFISH.
Transmettez. J'attends là. (En se retournant et pendant que Prosper donne la carie à un huissier, il aperçoit Luce, la reconnaît el la salue.) HcureUX, madame, de
VOUS rencontrer. . .
LUGE
Monsieur...
GODFISH.
Baron Godfish. J'ai eu le plaisir de vous être présenté chez la comtesse.
LUGE
Oh ! monsieur, je n'ai pas oublié.
GODFISH.
Vous permettez que je m'asseye à côté de vous?...
LUGE
Je vous en prie.
GODFISH.
Vous attendez le ministre ?
LUGE
Oui, monsieur.
PROSPER. l'huissier étant revenu k Godfish.
Si monsieur veut se donner la peine.
GODFISH, à Luce. (jalamment.
Je regrette de passer avant vous...
LUGE
C'est tout naturel, monsieur le baron. Mais j'ai de la patience...
GODFISH, il Prosper.
Vous voyez, jeune homme...
(Il sort par le fond.)
PROSPER, ci riiuissier.
Ce monsieur est un insolent. Mais il y a des g-ens dont on doit savoir supporter les insolences. Il n'y en a pas beaucoup, mais il y en a.
LUGE, à part.
Evidemment... il faut de la patience !
PROSPER
Voulez-vous me permettre, madame, de vous offrir le journal?
Oh! trop aimable, monsieur l'huissier...
(Elle le prend.)