ACTE m, SCÈNE XUI
BOURDOLLE. n'gurdr. ili'cachèto cl lit à mi-coix pfnihtnt que Brunrliin lui louriH' le ilos.
Je vie/is de le voir. Inutile de rentrer. Tu peux rester avec elle. — Aline. (Ahuri.) Mais qu'est-ce qui s'est passé? Qu'est-ce qui s'est passé?
BRAXCHIN.
Cette lettre doit vous le dire.
BOURDOLLE.
Alors elle aurait ouvert la porte pendant que...? Je l'aurais entendue, pourtant... C'est inouï. Enfin! on ne s'en va pas comme ça! Tenez! lisez !
(Il lui tend la lellre.)
BRANCIIIN, uprèa avoir lu.
Ah ! ail ! Eh bien ! mon ami, dans cette situation-là, il n'y a pas de solution... Voilà dix ans que j'en cherche une, je n'en ai pas encore trouvé.
BOURDOLLE.
Si! il y en a une. C'est celle de l'énergie! Mon cher, je ne me laisserai pas traiter en collégien que l'on consigne à la porte ! sans explication! sans preuve! sans preuve suffisante ! Non, non, ce qu'elle a pu voir n'était pas suffisant pour m'écrire une pareille lettre! à moi qui la trompe pour la première fois î Oui, mon cher, pour la première fois î Ah ! elle me renvoie chez ma maîtresse! Eh bien! j'y vais, mon ami, j'y vais !...
BRANCHLN".
Moi, je vais rentrer avec Marguerite.
BOURDOLLE.
C'est ce que vous avez de mieux à faire.
(Regardant par le couloir.) Ah çà ! qu'est-CC que c'cst
que ce bruit?
PROSPER, arrivant.
C'est madame Bianca... elle vient chercher monsieur Lahure ! Elle a l'air furieux !
BOURDOLLE.
Faites-la entrer dans son cabinet! (A Lahure qui
arrive de l'autre côté du couloir.) Lahure, c'cst encore
cette personne... Vraiment, c'est insupportable!
LAHURE
Bianca! Elle a dû perdre au loto... Alors!
BOURDOLLE, e;i colère.
Ecoutez... je vous le dis une fois pour toutes. Vous vous arrangerez comme vous voudrez, mais je ne veux pas d'histoires de femmes dans le journal !
(Il sort ai^ec Branchin.)