‹ Théâtre complet. Vol. 1-8 (volume 2)Chapitre 97 sur 305 · ACTE III, SCÈNE XIV · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE XIV

GODFISIl, siivançiiiU.

Qu'y a-t-il, à la fin, monsieur Lahure? Et que signifie cette insistance ?

LAHURli.

Monsieur le baron, vous m'avez déjà obligé une fois... Je ne l'oublierai pas, quoique vous eussiez pu le faire avec plus d'élégance... N'importe, vous n'avez pas affaire à un ingrat... Aujourd'hui, une fatalité inexorable me force à m'adresser de nouveau à vous.

GODFISIl, indigne.

Et c'est pour ça que vous vous permettez de me déranger !

LAHURE

Oui, monsieur le baron, c'est pour ça! Car il y a des circonstances dans la vie où les affaires des autres ne vous intéressent pas et où on ne pense qu'aux siennes !

GODFISIl.

Cette parole est juste. Mais elle n'excuse pas un toupet que je ne croyais plus possible à une époque aussi avachie que la nôtre !

LAHURE, avec une dignil'- inconiparnble.

Il me faut cinquante louis, monsieur le baron. Je vous prie de me les prêter.

GODFISH, le reçjurdant, après un instant de silence et une hésitation.

Lahure! f Allant à lui.) Lahure! vous êtes un caractère ! Voici.

(Il lui donne un billet.)

LAHURE

Ce que vous faites là est d'un gentilhomme, monsieur le baron.

138 LES KAVORITES

GODFISII.

Lahûre, vous me plaisez. Parce que le tapage à ce degré-là, c'est de la maîtrise ! Vous alle^ venir souper avec nous...

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