‹ Théâtre complet. Vol. 1-8 (volume 3)Chapitre 125 sur 272 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

SALMÈRE, MADELEINE, pais YVONNE ei ROLAND.

MABELELNE.

11 a l'air fort distingué, ce jeune homme, très fin. Si sa sœur lui ressemble, la conduite de Georges est encore plus odieuse... Je m'attendais, d'après ce qu'il nous a dit, à une famille de petits artisans de province, sans grande éducation... Ce n'est pas ça du tout.

220 l'oiseau blessé

SALVIKRE.

En cITet... D'ailleurs, le père était fonctionnaire... employé à Nantes, dans les bureaux de la Préfecture... Oui, je me rappelle... lime semble que Georges m'a raconté çd vaguement tout à l'heure.

MADELKINE.

Il est tout de même étrange qu'une jeune fille élevée dans un pareil milieu se soit laissé séduire aussi facilement.

SALVIÈRE.

Mais d'abord nous ne savons pas si elle a été séduite facilement.

MADELEINE

C'est vrai. Nous sommes donc chez la mère, ici?

SALVIÈRE.

Oui.

MADELEIMv

Ton cousin ne nous a rien dit de tout cela... Il est vraiment d'une inconscience!

SALVIÈRE.

Oui, c'est un petit drôle. Seulement, je ne sais pas trop quoi dire à cette jeune fille... C'est une démarche que tu aurais dû faire sans moi.

MADELEINE

Au contraire... il s'agit de questions d'argent... d'intérêts... Il vaut bien mieux que ce soit toi qui t'expliques avec elle... et même seul avec elle... Je vous laisserai causer ensemble.

Ah

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