‹ Théâtre complet. Vol. 1-8 (volume 3)Chapitre 137 sur 272 · ACTE I, SCÈNE X · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE X

ROLAND

Non. Car tu me révèles tout à coup des goûts, un genre d'ambition, que je ne te soupçonnais pas... Je te croyais résignée à une vie modeste, comme moi...

YVONNE

Pourvu que je sois honnête et que je reste auprès de vous, est-ce que ce n'est pas l'essentiel ?

ROLAND

C'est l'essentiel, en effet. Mais je n'en suis pas aussi sûr que tout à l'heure.

YVONNE

Oh! Roland... ce n'est pas gentil ce que tu dis... Regarde-moi bien. Je n'ai pas d'autre désir que celui de gagner ma vie et de vivre entre maman et toi... Je sais que j'ai un frère à qui je causerais une grande douleur si, à partir de maintenant, je ne me conduisais pas d'une façon irréprochable, et alors, Roland, tu dois être sûr que je me conduirai d'une façon irréprochable. Dismoi que tu en es sûr?

J'en suis convaincu, Yvonne.

YVONNE

Non... non... je veux que tu en sois sûr. Dis que tu en es sûr!

ROLAND, l'embrassant.

Eh bien, j'en suis sûr.

YVONNE

Et, maintenant, mon avis est qu'il faut tout raconter à maman, Georges... les fables... enfin

L OISEAir BLESSE

tout... On ne peut pas continuer à lui faire des cachotteries, n'est-ce pas?

ROLAND

Evidemment.

YVONNE, L'oyatil entrer madame Junson-

Laisse-moi faire.

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