ACTE II, SCKNF II 2 f
Mais il a raison. Je vous appellerais « mon cher maître », si nous n'étions pas si bons amis.
SALVIKRE. ,
Je ne le soull'rirais pas.
MADAMIi VILLERAT.
Que vous disait donc l'ambassadeur d'Italie avec f|iii vous sembliez en grande conversation?...
SALVIÈHE.
Je l'ai déjà oublié.
MADAME VILLERAT.
C'est-à-dire qu'il vous faisait des compliments sur votre livre, comme tout le monde.
SALVIÈRE.
Juste.
MADAME VILLERAT.
H m'en a parlé hier avec une véritable admiration.
>L\DAME LAHOXCE.
Il serait le seul...
S.VLNTEUl-, /( iiuiihiiiw Lalioiice.
Trop aimable... A propos, j'oubliais de vous demander des nouvelles de votre mari.
MADAMl-; L.VIIONCE.
J en ai reçu hier : il est encore absent poui- un mois... Je vous avoue que le temps me parait interminable... C'est effrayant pour les femmes, ces missions à l'étranger,
MADAME VILLERAT.
Lahonce en reviendra couvert de gloire, et vous aussi par conséquent. {A s.Tivière.i Eh bien!
250 t/oiSEAU BLESSÉ
Je ne vois pas Madeleine. J'espère qu'elle ne me fait pas faux bond?
SALVIÉRK.
Elle me suit. Elle est allée chercher la jeune personne que vous avez aperçue chez moi.
MADAME VILLEHAT.
Je compte toujours sur elle et sur ses fables, quelle dit d'une façon charmante... (A madame Lahonce:) Vous étiez l'autre soir chez Salvière, je crois... Nest-ce pas qu'elle est charmante, cette jeune lille ?
MADAME LAIIONCE, en souri;inl.
Oui... oui, charmante et très originale... Mais est-ce une jeune Ulle ou une jeune femme? ou bien les deux à la fois?
SALNIÈRE.
C'est une jeune fille.
MADAME LAHOXCE.
Je ne l'avais jamais rencontrée chez vous.
SALVIÈRE.
Vous l'y rencontrerez maintenant.
MADAME LAIIONCE.
Oh! je ne vous demande pas qui elle est...
Mais je serais capable de vous le dire... Pourquoi souriez-vous?...
MADAME VILLERAT.
Oui, c'est un peu méchant, ça... Et Salvière ne le mérite pas. Car il n'a pas souri tout à l'heure