ACTE IV, Sc:i'iNK VII
quoment, je vais aussi bien que possible, mais moralemi'nt, je commence à perdre la tête, avec ces entants. Paris me les a bien changés... Vous ne savez pas ce que vient de m'annoncer Yvonne? Elle part avec une troupe d'artistes... C'est cette maudite [)etite tille du Conservatoire qui me l'a débauchée, j'en suis sûre, avec ce M. Bombel... Elle ne les quitte plus...
MADELELNE.
Voilà une résolution bien subite?
MADAME JANSON
Ça lui a pris il y a cinq minutes, madame. Jamais elle ne m'en avait parlé.
MADELEINE
Et M. Roland, que dit-il de cela?
MADAME JANSON
Mais c'est épouvantable! au lieu de la retenir, il approuve sa sœur, ligurez-vous, et ils sont en tran de s'embrasser, ces deux malheureux ! Je vous donne ma parole, madame, que, depuis quelque temps, je ne comprends plus rien à ce qui se passe autour de moi... Ah! le Conservatoire! Ah! les journalistes !... C'est eux qui font tout le mal.
MADELEINE, se lecuul.
Xe VMUS inquiétez pas, mademoiselle Yvonne a du talent et elle deviendra certainement uiie artiste charmante. Maintenant, madame, nous vous quittons... Nous sommes venus prendre de vos nouvelles et nous allons vous faire nos adieux.
MADAMK JANSOX. rlonnée.
Vos adieux ?
SALVIÈRE.
Oui, madame, nous quittons Paris...
MADAME JANSON
Vous quittez Paris, monsieur Salvière !
MADELEINE
Mon mari vient d'accepter une situation à l'étranger... Il sera nommé aujourd'hui. fLui tendant la main.) Au revoir, madame.
MADAME JANSON
Oh ! restez encore une minute, je vous en prie. Il faut que les enfants vous fassent aussi leurs adieux et vous remercient... (.uiani à la porte.) Roland 1 Yvonne ! Venez !
(Entre Roland.)