ACTE II, SCÈNE IV
EMMA
Ail ! Ce Vérugna I s'il voulait !
FARJOLLE.
Certes... C'est riiommc le j)lus puissant do Paris... Ce matin encore, il a sauvé le gouvernement... Et tu sais, sauver un ministère, c'est dix fois plus dur que de le renverser. C'est Vérugna qui a t'ait Labranche, Sélim, Monssac et même Vélard.
EMMA
Va, mon chéri, ton tour viendra, il n'est pas loin, je le sens... Au t'ait, ton ami Vélard, il ne vient donc pas, ce soir?
FAR.JOLLE.
Si, si, il doit être làî... Nous entrons?
EMM.y.
Rien ne preissc.,. Toi, tu devrais te montrer un peu, jouer... n'avoir pas l'air de quelqu'un qui n'a pas le sous. As-tu emporté de l'argent?
EARJOLLE.
J'ai cent francs.
EMMA, Ur.iril xa Ijoarse.
Et moi cinquante... Tiens, prends-les... Joueles pour moi... Tâche de ne pas les perdre... Mais si tu les perds, ne te fais pas de bile, ce n'est pas grave.
FAliJOLLE.
Et toi ? qu'est-ce que lu vas faire?
EMMA
Je ne serai pas embarrassée. (Entre véiard.) Ah ! voici Vélard... Il me tiendra un instant compagnie, n'est-ce pas?
^"ÉLARD. leur serrant lu main.
Comment donc!
FARJOLLi:.
Alors, je vous laisse. Je vais risquer quelques louis.
VÉLARD.
Moussac perd ce qu'il veut. Profitez-en!
FARJOLLl:!.
Bigre, oui!
(Il s'élnic/ne vers le fond.)