ACTE II, SCENE VI
EMMA
Pas mal de temps, déjà!
VÉRUGNA.
Très bien, mes enfants... Allez vous distraire!... Allez. Vous connaissez du monde, ici?... des dames?...
EMMA
Non... personne, monsieur le directeur.
VÉRUGNA.
Alors, je vais vous faire connaître une gentille petite femme. lAppeiani.j Laure I
LAURE, s'appj'ochant.
Monsieur Vérugna?
VÉRUGNA.
Je vous présente... (A Emma :j comment vous appelez-vous? le petit nom?
EMMA
Emma.
Bon. (Les présentant.) Laurc... Emma.
LAURE
Chère madame...
EMMA
Madame ! . . .
VERUGNA, les poussant.
Ça va bien... Allez bavarder, maintenant.
EMMA
Quel homme charmant, vous ne trouvez pas?
LAURE
Oui... on est tout de suite à son aise avec lui.
(FarjoUe, Emma el Laure sortent.) VÉRL'GNA. ;) Brasier.
Tu vois cette petite Laure?... Elle sera demain la maîtresse du ministre des Beaux Arts... à qui elle plaît beaucoup, el elle ne s'en doute pas.
BRASIER
Tu fais un joli métier!
VÉRUGNA.
Un ministre ne doit tenir sa maîtresse que de r Informé.
PLUCHE, entrant.
Patron, monsieur Moussac demande si vous jouez votre coup de vingt-cinq louis, comme d'habitude?
VÉHUGXA.
Ah 1 c'est vrai, ma parole, j'oubliais! Vingtcinq louis à gauche. (A Brasier:! G'cst incroyable, mon cher, toutes les fois qu'on joue chez moi, je mets vingt-cinq louis sur le tableau de gauche, je les gagne, et puis je ne joue plus de toute la soirée.
MOUSSAC, <■((; fond.
Rien ne va plus.
VÉRUGNA.
Ça anime la partie, et ça fait plaisir à tout le monde... même au perdant.
MOL'SSAC.
J'en donne.