‹ Théâtre complet. Vol. 1-8 (volume 3)Chapitre 235 sur 272 · ACTE II. SC.KNE VIII · texte numérisé non relu

ACTE II. SC.KNE VIII

ront pas. Par conséquent, tu dois être solide... Es -tu solide ?

l'ARKILLK.

Je respère, monsieur ^'érugna.

VÉUUGNA.

Oui .. mais, es-tu vraiment solide? On peut dire de toi tout ce qu'on veut? Ça t'est égal ?

FAUJOLLE.

Oh ! absolument !

VÉRUGNA.

Bien... d'ailleurs, ne te fais pas d'illusions, on n'en dira jamais autant sur toi qu'on eu a dit sur moi !... Tu sais ce qu'on a dit sur moi, je pense ?

FAIiJOLLE.

Non, monsieur Vérugna.

VÉRUGNA.

Eli bien, on a tout dit, et lu vois l'etict; que ra me produit.

FARJOLLE.

Oh ! vous, monsieur Vérugna, vous êtes l'homme supérieur, celui sur lequel, nous autres, jeunes hommes, nous avons tous les yeux fixés...

VÉRUGNA, /(/(■ Urant l'oruille.

Tu es bien gentil !...

FARJOLLE.

Mais moi!... je ne suis rien!... Je ne gène personne ! Ou'est-ce qu'on peut dire de moi?...

VÉRL'GXA, riant.

Ah ! ah!... on te débine affreusement !..,

418 QLI PE1«D GA(3.\E

l-ARJOLLi:.

Pas possible !

VÉULGXA.

Je t'assure... tout à l'heure, j'ai entendu... on te traînait dans la boue!... Ah ! tu commences à devenir quelqu'un 1

l'"AI}.JOLLi:.

Oh ! merci, monsieur Vérugna, merci !... Mais, je serais curieux d'apprendre tout de même, ce qu'on pouvait raconter à mon sujet.

vi;i(UGX.-v.

On disait que personne ne sait d où tu sors !

FARJOLLE, ri.inl.

Bah !

VÉHUGXA.

Que tu as roulé dans tous les tripots de Paris...

Allons donc 1

VÉRUGNA.

Que tu as tapé, à tour de bras, tous les gens que tu connaissais.

FARJOLLE.

Et après ?

VÉRUGNA.

Après?... Tout le monde a conclu que tu devais Hnir très mal.

FARJOLLE.

Tout ça n'a aucune espèce d'importance.

VÉRUGNA.

Voilà comme j'aime te voir !.,. Laisse-moi te dire aussi, pendant que nous y sommes : ou na pas épargné ta bonne amie !

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