I. ATT ENTAT
malheureux se noie, ce nest pas douteux. Mais il a un lils, le nôtre. C'est ce qui m'avait arrêtée jusqu'à présent, tu le sais.
CKSARINE.
Le petit Georges sera mieux élevé par nous que par son père. Il ne faut pas que ton mari s'imagine peser sur nous, parce qu il te fournit les moyens d'élever son fils convenablement. Autre chose est de lui inculquer les bons principes, les fortes traditions, tout ce que ne saurait remplacer la fortune que nous n'avons plus, dans notre famille à nous.
M-\Br.l'.LLE.
Malheureusement.
CÉSARINK.
Pas du tout! C'est ce qui nous donne le droit d'élever la voix. Car nous n'avons pas attendu l'invitation de ses nouveaux amis pour nous appauvrir. Nous nous sommes réduits à la portion congrue. Nous avons, comme ils disent, restitué.
MARCELLE
Oh ! involontairement !
CÉSARINi:.
Soit ! Victimes d'une des nombreuses catastrophes financières imputables à un sale gouvernement, d'accord. Mais le résultat est le même. Il nous permet de mépriser les gens qui nous ont ruinés et avec lesquels ton mari pactise. J'espère que cette fois-ci tu es bien décidée au divorce.
MARCELLE
Oui, certes ! bien décidée, J'ai encore vu l'avoué
Acii-: II, si:i;m: m 'iO
toiiL à riieure. Il a écrit hier à mon mari et je lui
ai écril de mon côté.
CÉSARINi:.
j'arfait ! parfait ! il a dû recevoir les deux lettres ce matin !... f Voi/uni Murceiie s'éim'ffner.) Est-ce que tu ressors?
MARCELLE
Non. Je vais voir si le petit a fini sa leçon... el puis je l'enverrai se promener au Luxembourg, il fait très beau temps... (A Aijathe qui entre :) Agathe, liabilloz-vous... Vous emmènerez Georges.
AGATHE
Bien, madame...
(Sort Marcetle.)
CÉSARIXE.
Donnez-moi la planche, Agathe... Je vais travailler, moi !