ACTE III, SCÈNE VIII
.Il LIA, .((/ (locU'ur.
Docteur?... Eh bien, la blessure?...
LE DOCTEUR
Impossible de me prononcer... Je crois qu'elle
est grave... (Aux invités qui rentourenl :J Je VOUS en
prie, éloignez-vous.
(Duvernel, OEnone, Aricie, disparaissent.) liLNGAND.
Pas nous, docteur... La presse?
LE DOCTEUR
La presse... vous pouvez rester,
JLLIA.
Moi aussi, docteur?
LE DOCTEUR
Oui... oui... mais c'est tout... (// .se penche sur
Moniferrun.) Qu'ou m'apporte tout de suite du linge. .. de l'eau...
JULIA, à un domestique.
Du linge, entendez-vous? Vite!
HINGAND.
Oll est le revolver?... (Désnmiunt Lazare.) PièCC à
conviction...
LE DOCTEUR
Percier ?
PERCIER
Docteur ?
LE DOCTEUR
Ma boîte d'opérations... Mon domestique vous indiquera...
120 L'.vrrEMAT
PEllCIER.
Je cours chez vous...
// sorl vu jji cl entent.)
LAZARE, .7 son ])érf.
Partons.
MARESCOÏ.
Pas avant de savoir... Attends...
IIINGAND, à Mareiicol.
Je voudrais vous demander quelques renseit;nements.
MARESCOT
Je ne suis pas en état de répondre pour le moment... J'étais si loin de prévoir... Laissez-moi...
KlîADIX.
Croyez-vous à une vengeance personnelle?
HIXGAND.
Votre fils avait donc emporté un revolver?
MAlïESCOT.
Ce revolver n'est pas à lui, il esl à moi !...
FIIAUIX.
A vous?
MARESCOT
Oui, à moi.
HINGAND.
Expliquez-nous...
MARESCOT
Je n'ai rien à vous expliquer... Fichez-moi la paix !
ACIE III, ScivNE IX 121
IIIXGAM), .7 Fiwliii.
Tel fils, tel père...
,11'LIA. ;iii ilocleiir.
Est-il mort? Je iiose pas regarder.
Ll'. DOt.TKlJR, .se relcranl.
Non; il n'est pas mort... La blessure est môme moins profonde que je ne croyais.
MARESCOT
Ah! tant mieux!... (A Lazare .) Allons, toi... viens !...
(Il l'enlraine par le bras.)