ACTE IV, SCKNE VIII
MONTFi;URA\.
Vraiment? Rien n'est plus naturel! Et les exclamations, ot les u... u... u... de maître Burette, sont-ils naturels, aussi?... Pour moi. je les trouve étranges, sinon équivoques et parfaitement déplacés.
MAITRI-; BURETTE, se lerant vivement.
Permettez ! . . .
MOXTFERRAX.
Oui, monsieur.
BIZOT
Maître Burette a eu tort.
MONTFERRAN.
Je ne peux pas me contenter d'une pareille explication, moi, le mari.
BIZOT, après un temps.
Saviez-vous que madame Montferran avait eu l'occasion de venir deux ou trois fois chez monsieur Marescot?
MOXTFERRAX.
Mais certainement, je le savais.
BIZOT
Ah!
MOXTFERRAX.
Et j'irai plus loin : j'ai même rencontré une fois, chez elle, Lazare Marescot.
MAITRE BURETTE, arec un luiut-le-corps.
Ah!
MOXTFERRAX.
Il venait prendre des nouvelles de mon fils, qui s'était légèrement blessé... ou rapporter des livres... je ne sais plus...
158 l'attentat
BIZOT
Lazare Marescot connaissait-il à ce moment-là l'identité de madame Le Grandier?
MONTFERRAN.
Non. Il Ta apprise ce jour-là seulement.
BIZOT
Et quel jour était-ce, vous rappelez-vous?
Très bien... c'était avant ma conférence... dans Taprès-midi...
BIZOT, avec un mouvement.
Par conséquent, le jour même de l'attentat?
MONTFERRAN.
En effet... oui...
BIZOT
Vous voyez, mon cher député, que, dans ces conditions-là, il n'y a rien d'extraordinaire à prier madame Montferran de vouloir bien nous donner quelques renseignements sur Tétat d'esprit du prévenu, nous dire les remarques qu'elle a pu faire...
MONTFERRAN.
Ah ! c'est comme ça ! Eh bien, moi, je suis tellement sûr que cela n'a aucun lien avec l'affaire qui nous occupe...
MAITRE BURETTE, /( mi-voix.
Nous verrons...
MONTFERRAN, df'daigneusement. tournuiU un ijcu la télé vers lai.
Je suis tellement sûr, dis-je, que cela n'a aucun lien avec l'alfaire qui nous occupe, que je vais