I ADVERSAIRE
MARIANNE
Quoi que je te dise maintenant, tu ne le croiras pas!... car tu es persuadé que je t'ai trompé!... Et quand tu me disais non, tout à l'heure, c'est que tu me tendais un piège!
MAURICE
Tu pouvais donc y être prise?
MARIANNE, perduut la UHe.
Mais tais-toi ! . . . Va-t'en ! . . .
MATRICE, la retenant par les poUinciK.
Je ne te quitterai pas avant de savoir ce que tu me caches depuis un mois ! Je veux savoir la vérité, je veux qu'elle éclate, quand même elle devrait tout briser autour de nous; je veux la tirer de tes yeux ou de tes lèvres!... Oui, c'est odieux ce que je fais, parfaitement... Mais c'est de ta faute!... C'est toi qui, par ton inconscience, par ta sottise, par tes délis, as introduit dans notre ménage l'ombre de l'adultère, c'est à toi de l'en faire sortir! Oui, je te crois coupable, oui... car si tu ne l'étais pas, au lieu de trébucher et de te perdre dans tes mensonges et dans ta peur, tu aurais déjà trouvé, le mot, le cri, le geste qui m'auraient remué et convaincu!... Ah! tu ne veux pas dire la vérité!... Eh bien!... je vais la savoir tout de même!
{Il se dirige vinleininent vers la porte.) MARIANNE, .se redressant.
Où vas-tu? où vas-tu?...
MAURICE
Je vais la lui demander à lui!...
MARIANNE, a/lolèe.
A lui?