KM MA
Ce que je savais avant elles... que le jour où tu t'emballerais sur une femme d'un certain genre et d'un certain monde, très différente de moi, sur une femme distinguée et fine, que, ce jour-là, je n'aurais plus qu'à disparaître!... Penses-tu que je ne devine pas ce qui se passe dans ta tête?... Je n'ai aucune éducation, mais pour comprendre les choses qui menacent leur amour, toutes les femmes se valent. Je t'ai vu désirant des cocottes ou des belles filles qui passaient auprès de toi et qui t'aguichaient, mais j'avais beau être jalouse sur le moment, au fond je n'étais pas inquiète, et je ne souffrais pas trop. Je savais bien que tu me reviendrais vite, parce qu'il y a tout de même entre nous ce qu'elles ne pouvaient pas te donner; et, quant au reste, je te le donnais aussi bien qu'elles. Alors, j'étais tranquille. Mais aujourd'hui, ce n'est plus ça. Il n'y a plus de lutte possible. Elle a tout ce qui me manque...
l>lK(iOIS.
Oui, elle?
KMMA.
Madame Audry... (Mnuveinpni de Piéf/ois.) Elle s'appelle madame Audry... Henriette de son petit nom... Elle est veuve... C'est la sœur de ce banquier, monsieur Jantel... Je l'ai regardée beaucoup et je vais môme te dire une chose très curieuse : Je ne la déteste pas. II y a une telle différence entre nous! Ma seule chance, c'est qu'il