SCÈNE IX
Lis Mêmes, M.\D.\MK DE L.\ B.^UDIl^RE.
MADAMF", DE LA BAUDUau;.
xMonsicur Jossan 1
JOSSAN.
Enchanté de vous rencontrer, chère madame... et comment se porte monsieur de La Baudière ?
120 LA CHATELAINE
MAliAMi: Di: I.A I5AUDIÈHK.
Fort bien, je vous remercie... Ma chère
Thérèse...
.K^SSAX.
Et mademoisello Lucienne? Sa santé est bonne?
MADAMK I)K LA BAIDIÈIU';.
Excellente, monsieur... Thérèse, la voiture est attelée. Dépèchez-vouj; de vous habiller.
TiiÉnKsi:.
Ma tante, je. . .j'ai réfléchi. . .oui, toutes réflexions faites, je ne vous accompagnerai pas.
MA]X\ME DE LA liAUDIÈRE, i-egardant André.
Ah ! ah !
JOSSAN.
Oui, c'est moi qui me suis permis de donner ce conseil à madame.
MADAME DE LA BAUDIÈRE, à Tlir-ri-sc, ai-n- une feinte Indigmition.
Vous abandonnez votre enfant?
JOSSAN, après avoir fuit signe à Thérèse.
Non, non, elle n'abandonne pas son enfant. Elle sait bien que son père l'a conduit chez vous, qu'il y passera une excellente nuit et que vous en prendrez tous les soins possibles et imaginables. Et demain on le lui rendra.
MADAME DE LA BAUDIÈRE
Non, monsieur.
JOSSAN.
On le lui rendra, parfaitement, parce que on n'enlève plus les enfants à leurs mères. En 1574, le duc d'Anjou a fait égorger le seigneur de ces lieux pour lui enlever sa femme. Aucun duc aujourd'hui n'est capable de faire une chose pareille. Que voulez-vous, madame ? 11 y a des