SCENE PREMIERE MAD.VMK GRÉCOURT, pni>^ M.\RI.\NNE
(Au lever du rideau, madame Grécourl s'assied sur une bergère el prend un journal. Elle commence à lire. Entre Marianne. )
M.\R1.\XNE. elle embrasse sa mère.
Tu t'es reposée ?
M.\D.\ME GRÉCOURT
Oui. ma fille, je me suis reposée, je me suis habillée; maintenant, nous ferons ce que tu voudras. Est-ce que nous sortons?
M.VRI.VNNE.
Non, pas tout de suite. Madame Bréautin a fait demander à quelle heure tu étais arrivée de Lyon.
liiS I. 'adversaire
MADAME r.IÎKCOURT.
Je lui avais écrit, en cfCet, que j'arrivais aujourd'hui.
MARIAXNi:.
Elle sera ici dans un instant.
MADAME G RÉCOURT.
Bon! Attendons-la... Eh bien! et ton mari?...
MARIANNE
Mon mari ? Ah ! ah ! mon mari ! Sais-tu ce qu'il fait en ce moment?
MADAME GRÉCOL'RT.
Non. Tu le sais, toi?
MARIANNE
Oui, je le sais.
MADAME GRÉCOURT
C'est l'essentiel. Et que fait-il?.,.
MARIANNE, allant îi un meuble et prenant un objet.
Regarde ce petit bronze...
MADAME GRÉCOURT
Il est ravissant.
MARIANNE
C'est tout ce qui reste d'une cheminée qui se trouvait, dit-on, dans l'hôtel de la marquise de Pompadour... Depuis six mois, Maurice cherche le pareil pour mettre de l'autre côté de ce meuble.
MADAME GRÉCOURT
Il a raison. Ça ferait très bien.
Aujourd'hui, il a rendez-vous avec la mère Canot, qui est une marchande d'antiquités... Demain, ce sera avec le père Borman, et aprèsdemain avec les sœurs Verlier.