‹ Théâtre complet. Vol. 1-8Chapitre 106 sur 237 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

BRASS.AG, PIGOGIIE, PERVENCHE, ÉGLANTINE, MIRI'7rTl^, Premier et Deuxième Remisier.s.

BRASSAC, ,1 Mirrllr.

Une seconde, mon enfant, une seconde, je suis

à vous, i Aux deux remisiera.) Qu'cst-Ce (jue je VOUS

disais ? La Dourse a ouvert admirablement.

PRKMIHR RI:MISIKIÎ.

Vous ne vous trompiez pas, monsieur Brassac.

BRASSAC

Je ne me trompe jamais.

i)i:i xiKMK iu;misif.r Les ordres ?

i84 LA HOURSK OU LA VIE

BUASSAC, /(// parlant à voix hasme.

C'est compris?

DEUXIÈMH REMISIER.

C'est compris.

BRASSAC, au premier remitiier.

Et vous...

(Il lui jinrle é(/;ileinent à voix basse.) PREMIER REMISIER.

Entendu.

BRASSAC

Allez, jeunes gens, travaillez, travaillez ferme!

(Sortent les deux remisiers.)

MiRirrxi:.

Bonnes nouvelles, Bébé?

Excellentes, les nouvelles. Comment voulezvous qu'elles soient?

ÉGLANTINE

Mes aluminiums ?

BRASSAC

417 fr. 15, mon amour.

ÉGLAXTINE.

Chouette !

MIRETTE

Mes mines ?

BRASSAC

En hausse !

ÉGLANTINE

Et mes Extérieures ?

BRASSAC

Elles sont épatantes, vos Extérieures !

MIRETTE

Et mes Turcs ?

BRASSAC

Ils montent, vos Turcs, ils ne font que monter.

ÉGLAXTINE.

C'est que les temps sont durs., nest-ce pas, Mirette ?

MIRETTE

Bigre !

ÉGLANTINi:.

Au fait, Le Houssel et moi, vous savez... Eh bien! c'est fini, nous deux.

BRASSAC

Dommage !

MIRETTE

Et moi, avec Gontran et le petit baron... C'est fini, nous trois !

ÉGLAXTIXK.

Allons, assez bavardé, sauvons-nous vite. Nous déjeunons chez Blanche Corset à une heure, mon cher. Ce qu'on déjeune tard dans cette maison!

MIRETTE

C'est ennuyeux, parce que ça vous coupe votre après-midi. Moi, j'ai justement quelque chose à faire... Tu sais ce que j'ai à faire, hein ! comme c'est gai... (A Brassac.) Seulement, il n'y avait pas moyen de refuser, parce que Blanche nous présente son nouveau...

BRASSAC

Et combien êtes-vous à déjeuner?

MIRETTE

Des tas... les deux sœurs Broquet, Toto, Germaino Piston... rien que des amies à vous... On passera cette après-midi, préparez-nous des gâteaux...

BRASSAC

Comme tous les jours, ma chérie.

18(j LA UOUaSE ou LA VIE

EGLAXTINl'J, ;■( Pcrrciiclic qui rauKe uvec Pigocke.

Viens-tu, Pervenche?

PERVENCHE

Je VOUS suis.

MIRETTE

Au revoir, Bébé, à tantôt.

ÉGLANTINE

A tantôt.

BRASSAC

Allez, jeunes gens, et travaillez, travaillez ferme !

(Sortent Miretle ai Eglanline.)

PERVENCHE, .V lir.issuc.

As-tu revu monsieur Herbaut, depuis l'autre soir?

BRASSAC

Je l'attends aujourd'hui... (A Pigoche.j Tu n'as pas oublié de lui téléphoner ?

PIGOCHE.

Il sera ici dans un quart d'heure.

Quel charmant garçon, tu ne trouves pas?

BRASSAC

Charmint... il me plaît beaucoup. .

PERVENCHE

Il faudra être gentil avec lui...

BRASSAC

S'il veut m'écouter... je ferai sa fortune...

PERVENCHE

Ah ! je serais joliment contente.

BRASSAC

Dépêche-toi d'aller déjeuner.

A( I I 11, 1 ' lAHI.KAi:, SCKNE II iH7

PKHVENCIIE.

J'y vais... Quoique ça ne m'amuse guère. Ce qu'elles m'embêtent, toutes ces femmes-lù, depuis que j'ai revu madame Herbaut!... Dire que j'aurais pu épouser quelqu'un, moi aussi !

BRASSAC

Tu as bien le temps.

PERVENCIIK.

J'aurais pu être une grande dame !

Tu es une petite... C'est toujours ça.

PERVENCHE

Enfin, n'en parlons plus. Au revoir, Pigoche!

PIGOCIIE.

Au revoir, mademoiselle.

(Sorl Pervenche.)

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