SCENE PREMIERE
BRASS.AG, PIGOGIIE, PERVENCHE, ÉGLANTINE, MIRI'7rTl^, Premier et Deuxième Remisier.s.
BRASSAC, ,1 Mirrllr.
Une seconde, mon enfant, une seconde, je suis
à vous, i Aux deux remisiera.) Qu'cst-Ce (jue je VOUS
disais ? La Dourse a ouvert admirablement.
PRKMIHR RI:MISIKIÎ.
Vous ne vous trompiez pas, monsieur Brassac.
BRASSAC
Je ne me trompe jamais.
i)i:i xiKMK iu;misif.r Les ordres ?
i84 LA HOURSK OU LA VIE
BUASSAC, /(// parlant à voix hasme.
C'est compris?
DEUXIÈMH REMISIER.
C'est compris.
BRASSAC, au premier remitiier.
Et vous...
(Il lui jinrle é(/;ileinent à voix basse.) PREMIER REMISIER.
Entendu.
BRASSAC
Allez, jeunes gens, travaillez, travaillez ferme!
(Sortent les deux remisiers.)
MiRirrxi:.
Bonnes nouvelles, Bébé?
Excellentes, les nouvelles. Comment voulezvous qu'elles soient?
ÉGLANTINE
Mes aluminiums ?
BRASSAC
417 fr. 15, mon amour.
ÉGLAXTINE.
Chouette !
MIRETTE
Mes mines ?
BRASSAC
En hausse !
ÉGLANTINE
Et mes Extérieures ?
BRASSAC
Elles sont épatantes, vos Extérieures !
MIRETTE
Et mes Turcs ?
BRASSAC
Ils montent, vos Turcs, ils ne font que monter.
ÉGLAXTINE.
C'est que les temps sont durs., nest-ce pas, Mirette ?
MIRETTE
Bigre !
ÉGLANTINi:.
Au fait, Le Houssel et moi, vous savez... Eh bien! c'est fini, nous deux.
BRASSAC
Dommage !
MIRETTE
Et moi, avec Gontran et le petit baron... C'est fini, nous trois !
ÉGLAXTIXK.
Allons, assez bavardé, sauvons-nous vite. Nous déjeunons chez Blanche Corset à une heure, mon cher. Ce qu'on déjeune tard dans cette maison!
MIRETTE
C'est ennuyeux, parce que ça vous coupe votre après-midi. Moi, j'ai justement quelque chose à faire... Tu sais ce que j'ai à faire, hein ! comme c'est gai... (A Brassac.) Seulement, il n'y avait pas moyen de refuser, parce que Blanche nous présente son nouveau...
BRASSAC
Et combien êtes-vous à déjeuner?
MIRETTE
Des tas... les deux sœurs Broquet, Toto, Germaino Piston... rien que des amies à vous... On passera cette après-midi, préparez-nous des gâteaux...
BRASSAC
Comme tous les jours, ma chérie.
18(j LA UOUaSE ou LA VIE
EGLAXTINl'J, ;■( Pcrrciiclic qui rauKe uvec Pigocke.
Viens-tu, Pervenche?
PERVENCHE
Je VOUS suis.
MIRETTE
Au revoir, Bébé, à tantôt.
ÉGLANTINE
A tantôt.
BRASSAC
Allez, jeunes gens, et travaillez, travaillez ferme !
(Sortent Miretle ai Eglanline.)
PERVENCHE, .V lir.issuc.
As-tu revu monsieur Herbaut, depuis l'autre soir?
BRASSAC
Je l'attends aujourd'hui... (A Pigoche.j Tu n'as pas oublié de lui téléphoner ?
PIGOCHE.
Il sera ici dans un quart d'heure.
Quel charmant garçon, tu ne trouves pas?
BRASSAC
Charmint... il me plaît beaucoup. .
PERVENCHE
Il faudra être gentil avec lui...
BRASSAC
S'il veut m'écouter... je ferai sa fortune...
PERVENCHE
Ah ! je serais joliment contente.
BRASSAC
Dépêche-toi d'aller déjeuner.
A( I I 11, 1 ' lAHI.KAi:, SCKNE II iH7
PKHVENCIIE.
J'y vais... Quoique ça ne m'amuse guère. Ce qu'elles m'embêtent, toutes ces femmes-lù, depuis que j'ai revu madame Herbaut!... Dire que j'aurais pu épouser quelqu'un, moi aussi !
BRASSAC
Tu as bien le temps.
PERVENCIIK.
J'aurais pu être une grande dame !
Tu es une petite... C'est toujours ça.
PERVENCHE
Enfin, n'en parlons plus. Au revoir, Pigoche!
PIGOCIIE.
Au revoir, mademoiselle.
(Sorl Pervenche.)