ACTE II, l"' TABLEAU, SCÈNE V
JACQUES
Je vous
assure..
(Il conlinue ù lire.
Toiil h
coup.)
Oh! oh!
Quoi?
Ça!
Ça?
JACQUES
BRASSAC
JACQUES
Oui.
BRASSAC
Ouest-ce que vous reprochez à ça?
JACQUES, Hvi'c un iiclil sifflement.
BRASSAC
Mais enlin ?
JACQUES
Dites donc... Si vous faisiez de mauvaises spéculations, je serais responsable.
BRASSAC
Je ne peux pas en faire de mauvaises.
Nous ne ferons que des spéculations de tout premier ordre... Par conséquent, vous ne risquez rien... Allons! Allons! (Lui présentant un porte-plume.) Pas dliésitations puériles. Signez là et là...
JACQUES
A vous parler franchement, ça ne me dit rien du tout. Je n'aime pas ce genre d'opérations.
BRASSAC
Croyez- vous que vous seriez le seul à en faire, dans le milieu où vous vivez... je vous en citerai vingt, je vous en citerai cinquante. (Il verse à boire.) Le comte de Linières, le vice-président de votre cercle, est associé avec Verugna ; votre
198 i,A uoiJKsr': oi; i.a Vik
camarade Blandin est l'homme de paille de Sabourot... Combien d'autres !...
(Ils hnivent.)
JACQUES
Je ne dis pas... mais ce n'est pas une raison... Eniin!... Donnez-moi ce papier... Je l'étudierai à tète reposée... Je réfléchirai...
BRASSAC, lui cnlcr.inl It- pajner.
II ne faut pas réfléchir... Il faut agir... vous êtes en train de repousser la fortune, de la repousser du pied avec mépris.
.1 A cor ES.
Je vous répète que... je veux...
BRASSAC
Oh ! je vois bien où le bat vous blesse... Vous vous imaginez que ce que je vous propose n'est pas très correct.
JACQUES
Voilà.
BRASSAC
Eh bien! vous vous trompez... C'est tout ce qu'il y a de plus correct, de plus régulier, de plus avouable...
Oue vous dites, mon bon !
BRASSAC
Jamais je ne vous aurais proposé une alTaire qui n'aurait pas été la correction même. Je ne vous demande pas votre nom pour rouler les gens... Si je voulais rouler les gens, je n'aurais pas besoin de vous, je le ferais bien tout seul.
JACQUES, rcpreiuiiil le iinpirr.
Tenez, (ja, par exemple, est-ce que ça n'est pas un peu?...