SCENE XIII
A droite: BRASSAC, seul, puis JACQUES et HÉLÈNE.
BRASSAC, .seul.
Je n'irai pas jusqu'à dire que je n'ai que ce que je mérite... mais enfin...
(Entrent Hélène et Jacques.)
JACQUES, .1 IhHcne.
Et voici le parloir... Beaucoup de chic, n'est-ce pas ?
nUASSAC, l'apercevant.
Enchanté de vous rencontrer, cher ami. Comment ça va ?
HÉLÈNE, nliipi^ faite.
Brassac !
■TACQl'ES.
Ah ! par exemple...
nUASSAC.
Madame, je vous présente mes très humbles hommages !
.lACCjUKS.
Vous ici ?... Tiens ! tiens ! tiens 1
284 LA liOURSE OU LA VIL
BlUSSAC.
Vous avez l'air étonné. Vous aviez donc douté de moi? C'est très mal, mon cher Herbaut, c'est très mal, je n'abandonne jamais mes amis. Et la preuve, c'est que je viens vous sauver. Je paye tout !
JACQUES
Hein?
BRASSAC
Tout, mon bon ! On me fera une ovation sur le boulevard.
(Il refait le geste du deuxième acte, le hr.is lendii.) HÉLÈNE.
C'est bien, ce que vous faites là, c'est très bien.
JACQUES
Et avec quoi payez-vous, sans indiscrétion?
BRASSAC
Je me marie, mon cher. Je vous raconterai ça. Je fais le mariage rôvé !
JACQUES
Le mariage de tout premier ordre.
BRASSAC, .'( Hrlène.
Ai-je reconquis votre estime, madame?
HÉLÈNE, poliment.
Mais vous ne l'aviez pas perdue.
BRASSAC, .-i Jacques.
Quant à vous, mon bon, je vous dois une revanche et je vous la donnerai. Je ferai votre fortune.
JACQUES
Vous l'avez déjà faite une fois.
BRASSAC
Cette fois-ci, ce sera la bonne.,, oh! il me vient môme une idée. Attendez une minute, je reviens.
(Il sort vivement.)