‹ Théâtre complet. Vol. 1-8Chapitre 188 sur 237 · ACTE ir, Sl.KNE III · texte numérisé non relu

ACTE ir, Sl.KNE III

près ce que je dois... I.es fermiers sont là de père en lils ; ce sont (ie fort braves gens, mais ils me paient très irrégnlièrement, pour ne pas dire jamais.

ClIARLOTTi:.

C'est peut-être même eux qui t'ont donné celte habitude...

JULIKX.

Je commence à le croire... Il n'y a donc aucun inconvénient à me débarrasser de cette propriété qui ne rapporte rien, et je vais la vendre.

CIIARLOTTK.

Comment est-elle? Est-elle jolie?

JULIEN

C'est une métairie.

ClIARLOTTi-;.

Avec des vaches, des moutons?

JULIKN.

Je le suppose...

CHARLOTTE

Est-elle près d'une rivière?

JULIEN

Tout près... Une rivière délicieuse, entre des peupliers. L'eau est très claire ; elle forme même, avec l'aide d'un rocher, une petite cascade dont le bruit est très suffisant pour vous empêcher de dormir.

CHARLOTTE

Ça ne fait rien, ce doit être charmant !

JULIliX.

De mon temps, il y avait beaucoup de poisson; j'allais y pêcher à la ligne et m'y baigner, quand j'étais gosse... J'ajoute, pour être juste, que la maison tombe en ruines.

CHARLOTTE

N'importe! quel dommage de la vendre !... Tu ne devrais pas la vendre.

JLLU;X.

Hélas!

CHARLOTTE

Atlends encore ! C'est loul ce qui le reste de ce que ta l'amille t'a laissé?

jrLi!:x.

Oh! oui!

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