MADAME \AI!L\OIS
Ne parlons plus de ça... Parlons... parlons d'Antonia, en attendant ces messieurs. Avez-vous toujours rompu?
Di;X( )IZEAIT.
De plus en plus. Mais, vous l'avouerais-je?... J'ai une faiblesse... Je voudrais savoir quels sont ceux de mes camarades de club qui soupaient chez elle l'autre soir.
MADAMi; VAIUXOIS.
A quoi bon 1
DEXOIZEAU.
Ça m'intrigue... Je me suis livre à une pelite enquête... J'ai interrogé les domestiques... Ils no savent pas leurs noms... ils savent seulement qu'il y en a un grand et un petit... C'est le petit qui... Vous m'entendez? avec Antonia...
MADAME VAUIXOIS.
Oui... oui... j'entends.
DEXOIZEAU.
Le grand aussi peut-être, mais la femme de chambre n'est pas sûre... De mon côté, j'ai réfléchi... j'ai un indice qui me mettra sur la voie... J'ai enfoncé le chapeau Ac 1 un des deux, je crois que c'est du petit; j'ai dû lui mettre le nez dans un
•Jj- PETITES FOI. LES
état! il doit être horriblement écorché, ça peut m'aider à le reconnaître. Aujourd'hui an cercle, j'ai regardé autour de moi, personne n'avait le nez ccorchc...
{ Loiii.selte enlre, upporlnnl une dépêche sur un jilul^uu.J LOUISEÏTE.
Un message téléphonique.
DENOIZEAU.
Ah! {Il décacheté.) ... Ah! quel contretemps... Mon ami m'écrit qu'il ne peut pas venir... empêchement imprévu... Qui allons-nous prendre comme second témoin? ïoury n'est pas là?... M. de H u pont?
MADAMi: VAIUXOIS.
Non... Je n'ai personne...
U y a mon oncle... mais...
MADAME VAIUXOIS.
Non, non... pas mon mari... Il ferait quelque impair...
DENOIZEAU, rcijardaiil sa iiionlre.
Les témoins du baron vont être ici dans cinq minutes...
(Un l)iull au-dessus de l'e^.calicr. Appaniil un Monsieur qui descend les premières marches, son chapeau à la main.)