ACTE III, SCKNE V
KSTDLLE, ,v(' iiu'llunl xilbileiiient ;i [ilfurfr.
Hi! hi! lu! Ah! mon Dieu!
LEVEHQUIN, stupéfait.
Qu'est-ce qui te prend ?
ESTELLE, toujours en larmes, s'assetjant.
Tu me trompes?
LEVERQUIN.
Ce n'est pas te tromper, ça, ma chérie... c'est s'amuser... C'est un petit caprice de rien du tout... Nous nous amusons un peu, chacun de notre côté.
ESTELLE, se leraiil brusquement.
Moi, je m'amuse !
LKVEUQLIX.
Je ne te fais pas de reproches.
ESTELLE, indifint^e.
Alors, tu crois que je te trompe?
LEVEUQUIX.
Mais...
ESTELLE
Ah ! mon Dieu ! Je n'ai pas de chance !
(Elle pleure encore.)
LEVEUQUIX, très surpris.
Vraiment... tu ne me...?
ESTELLE
Mais, jamais, mon chéri, jamais de la vie, je n'y ai pensé!... Je te le jure!... Tu croyais
que je te trompais, alors?... (Geste de Leverquin.) Ah !
quelle horreur!... Parce que tu m'as rencontrée chez un pâtissier... Ah bien ! si toutes les femmes qu'on rencontre chez des pâtissiers...
LEVERQUIN, ;/ pari.
C'est un rien .. et ça fait plaisir tout de même... (S'approchani d'elle.) Ma petite Estelle !
ESTELLE, s'e.ssuij.'tiit les yeux.
Nous causerons de cela ce soir, monsieur ! nous en causerons,
I Brnil de voix dans Vanli chambre.) LEVEHQULX.
Ah ! les voici !
Entre Lucienne. '
LCCIENNE.
Los voici, n'est-ce pas? J'entends...
( Levei'qnln va ouvrir la parle de (jauche.i