‹ Théâtre completChapitre 1032 sur 1720 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

IRÈNE, LÉONCE, ZOÉ

LÉONCE

Ma fille, il faut me suivre, et fuir en diligence Ce séjour odieux fatal à l'innocence.

Cessez de redouter, en marchant sur mes pas, Les efforts des tyrans qu'un père ne craint pas : Contre ces noms fameux d'auguste et d'invincible, Un mot, au nom du ciel, est une arme terrible, Et la religion, qui leur commande à tous, Leur met un frein sacré qu'ils mordent à genoux. Mon cilice, qu'un prince avec dédain contemple, L'emporte sur sa pourpre et lui commande au tem- Vos honneurs, avec moi plus sûrs et plus con- [pic. Des volages humains seront indépendants; [stants, Ils n'auront pas besoin de frapper le vulgaire Par l'éclat emprunté d'une pompe étrangère. Vous avez trop appris qu'elle est à dédaigner : C'est loin du trône enfin que vous allez régner.

IRÈNE

Je vous l'ai déjà dit, sans regret je le quitte. Le nouveau César vient; je pars, et je l'évite.

(Elle sort.) LÉONCE.

Je ne vous quitte pas.

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