SCENE III
ZOILIN.
Ce monsieur Ariston est heureux, je l'avoue : Partout on le reçoit, on le fête, on le loue. Le maître de céans, Cléon, est son appui, Et laisse, en tout honneur, son épouse avec lui. Je ne suis point jaloux, mais je sens qu'à mon âge Piquer une antichambre est d'un bas personnage; Tandis que mon égal, du haut de sa faveur, Se donne encor les airs d'être mon protecteur. Cette amitié d'Hortense est pour moi fort suspecte. . . Je sais que le public l'estime et la respecte... Le public est un sot ; j'appelle, sans détour, Une telle amitié le masque de l'amour.
Que le sort d'Ariston m'humilie et m'outrage!