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SCÈNE VII

ZOÏLIN, NICODON.

ZOÏLIN.

Toi, que viens-tu chercher?

NICODON.

Mon oncle.

L'auriez-vous déjà vu

je vous prie,

ZOÏLIN.

Qui?

NICODON.

Mon protecteur, le votre.

ZOÏLIN,

Notre cher patron.

Eh ! qui donc?

NICODON.

Arision.

ZOÏLIN.

Pourquoi? que lui veux-tu?

NICODON.

Ce que je veux? lui plaire....

Je voudrais pour beaucoup prendre son caractère, L'étudier, du moins, lui ressembler un peu.

ZOÏLIN.

Dites-moi, s'il vous plait, mon nigaud de neveu, Bel esprit de collège,, imbécile cervelle, Pourquoi voulez-vous pre ndre Ariston pour modèle ? Pourquoi pas moi?

Qu'il réussit partout; c'est que, sans peine aucune. Le chemin du plaisir le mène à la fortune; Que chacun le recherche et profite avec lui; Tandis que toujours seul vous périssez d'ennui. Je sens que je pourrais, pour peu qu'on me seconde. Devenir à mon tour un homme du beau monde.

ZOÏLIN, à part.

Pauvre garçon!

NICODON.

Comment en trouver le moyen ?

ZOÏLIN, à part.

Le plaisant animal ! il a, je le vois bien, Juste l'esprit qu'il faut pour faire des sottises. Par sa simplicité poussons nos entreprises.

[A Nicodon.) Mon ami, du beau monde avant peu tu seras; Suis mes conseils en tout, et tu réussiras.

NICODON.

Vous n'avez qu'à parler.

ZOÏLIN.

Il faut, sur toute chose, Lorsqu'au grand jour du monde un jeune homme

s'expose, Il faut, pour débuter, aimer quelque beauté Un peu sur le retour, riche, et de qualité : Hortense, par exemple.

NICODON.

Ah ! c'est me faire injure De penser....

ZOÏLIN.

Non, ma foi ! c'est la vérité pure. Je sais cent jeunes gens plus sots, plus mal tournés, De leur bonne fortune eux-mêmes étonnés. Tout le secret consiste....

NICODON.

Ah ! c'est madame Hortense.

ZOÏLIN.

Oui, son cher Ariston avec elle s'avance.

NICODON.

Qu'ils me plaisent tous deux!

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