SCÈNE VI
MADAME BURLET, DORFISE, COLETTE.
MADAME BURLET.
Eh bien ! qu'est-ce, cousine ?
DORFISE.
Ah ! ma cousine !
MADAME BURLET.
Il semblerait que l'on vous assassine, Ou qu'on vous vole, ou qu'on vous bat un peu... Ou qu'au logis vous avez mis le feu.
Mon Dieu ! quels cris ! quel bruit ! quel train, ma dorfise. [chère !
Cousine, hélas! apprenez mon affaire, Mais gardez-moi le secret pour jamais.
madame burlet, toujours gaiement et avec vivacité. Je n'ai pas l'air de garder des secrets, Je suis»pourtant discrète comme une autre. Cousine, eh bien ! quelle affaire est la vôtre?
DORFISE.
Mon affaire est terrible : c'est d'abord Que je suis...
MADAME BURLET.
Quoi?
DORFISE.
Fiancée.
MADAME BURLET.
A Blanford ?
Eh bien ! tant mieux; c'est bien fait, et j'approuve Cet hymen-là, si le bonheur s'y trouve. Je veux danser à votre noce.
DORFISE.
Hélas !
Ce Bartolin qui jure tant là-bas, Qui de ses cris scandalise le monde, C'est le futur.
MADAME BURLET.
Eh bien ! tant pis ; je fronde Ce mariage avec cet homme-là; Mais s'il est fait, le public s'y fera. Est-il mari tout à fait?
DORFISE, d'un ton modeste.
Pas encore, C'est un secret que tout le monde ignore. Notre contrat est dressé dès longtemps.
MADAME BURLET.
Fais-moi casser ce contrat.
DORFISE.
Les méchants Vont tous parler. Je suis... je suis outrée : Ce maudit homme ici m'a rencontrée Avec un jeune Turc qui s'enfermait