‹ Théâtre completChapitre 1202 sur 1720 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

MADAME BURLET, DORFISE, COLETTE.

MADAME BURLET.

Eh bien ! qu'est-ce, cousine ?

DORFISE.

Ah ! ma cousine !

MADAME BURLET.

Il semblerait que l'on vous assassine, Ou qu'on vous vole, ou qu'on vous bat un peu... Ou qu'au logis vous avez mis le feu.

Mon Dieu ! quels cris ! quel bruit ! quel train, ma dorfise. [chère !

Cousine, hélas! apprenez mon affaire, Mais gardez-moi le secret pour jamais.

madame burlet, toujours gaiement et avec vivacité. Je n'ai pas l'air de garder des secrets, Je suis»pourtant discrète comme une autre. Cousine, eh bien ! quelle affaire est la vôtre?

DORFISE.

Mon affaire est terrible : c'est d'abord Que je suis...

MADAME BURLET.

Quoi?

DORFISE.

Fiancée.

MADAME BURLET.

A Blanford ?

Eh bien ! tant mieux; c'est bien fait, et j'approuve Cet hymen-là, si le bonheur s'y trouve. Je veux danser à votre noce.

DORFISE.

Hélas !

Ce Bartolin qui jure tant là-bas, Qui de ses cris scandalise le monde, C'est le futur.

MADAME BURLET.

Eh bien ! tant pis ; je fronde Ce mariage avec cet homme-là; Mais s'il est fait, le public s'y fera. Est-il mari tout à fait?

DORFISE, d'un ton modeste.

Pas encore, C'est un secret que tout le monde ignore. Notre contrat est dressé dès longtemps.

MADAME BURLET.

Fais-moi casser ce contrat.

DORFISE.

Les méchants Vont tous parler. Je suis... je suis outrée : Ce maudit homme ici m'a rencontrée Avec un jeune Turc qui s'enfermait

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