‹ Théâtre completChapitre 1253 sur 1720 · LE COMTE, LA BARONNE · texte numérisé non relu

LE COMTE, LA BARONNE

Venez, venez, homme à grands sentiments, Homme au-dessus des préjugés du temps, Sage amoureux, philosophe sensible, Vous allez voir un trait assez risible. Vous connaissez sans doute à Rémival Monsieur Philippe Hombert, votre rival ?

LE COMTE

Ah ! quels discours vous me tenez !

LA BARONNE

Peut-être Ce billet-là vous le fera connaître.

Je crois qu'Hombert est un fort beau garçon.

LE COMTE

Tous vos efforts ne sont plus de saison : Mon parti pris, je suis inébranlable.

Contentez-vous du tour abominable Que vous vouliez me jouer ce matin.

LA BARONNE

Ce nouveau tour est un peu plus malin. Tenez, lisez. Ceci pourra vous plaire; Vous connaîtrez les mœurs, le caractère Du digne objet qui vous a subjugué.

(Tandis que le comte lit.) Tout en lisant, il me semble intrigué.

Il a pâli; l'affaire émeut sa bile...

Eh bien! monsieur, que pensez-vous du style? Il ne voit rien, ne dit rien, n'entend rien: Oh ! le pauvre homme! il le méritait bien.

le comte.

Ai-je bien lu ? Je demeure stupide.

0 tour affreux! sexe ingrat, cœur perfide!

Je le connais, il est né violent;

Il est prompt, ferme; il va dans un moment

Prendre un parti.

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