ACANTHE, COLETTE, BERTHE, D1GNANT, MATHURIN
BERTHE, arrêtant Acanthe.
Quel chemin vous prenez !
Êles-vous folle? et quand on doit se rendre A son devoir, faut-il se faire attendre? Quelle indolence! et quel air de froideur! Vous me glacez : votre mauvaise humeur Jusqu'à la fin vous sera reprochée.
On vous marie, et vous êtes fâchée.
Hom, l'idiote ! Allons, çà, Mathurin, Soyez le maître, et donnez-lui la main.
MATHURIN approche sa main et veut l'embrasser. Ah ! palsandié...
BERTHE
Voyez la malhonnête ! Elle rechigne et détourne la tête !
ACANTHE
Pardon, mon père; hélas! vous excusez Mon embarras, vous le favorisez, Et vous sentez quelle douleur amère Je dois souffrir en quittant un tel père.
BERTHE
Et rien pour moi?
MATHURIN
Ni rien pour moi non plus?
COLETTE
Non, rien, méchant ; lu n'auras qu'un refus.
MATHURIN
On me fiance.
COLETTE
El va, va, fiançailles