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SCÈNE V

M. AGNANT, madame AGNANT.

M. AGNANT.

Par ma foi, notre gendre est un charmant garçon.

MADAME AGNANT.

Oh! c'est bien élevé. La voisine Ninon

Vous a formé cela; c'est une dégourdie

Qui sait bien mieux que nous ce que c'est que la

Un grand esprit. [vie,

M. AGNANT.

Ah ! ah !

MADAME AGNANT.

Je voudrais l'égaler; Mais sitôt qu'elle parle on n'ose plus parler.

M. AGNANT.

On dit qu'elle entend tout, et même les affaires, Une bonne caboche !

MADAME AGNANT.

On dit que les deux frères Lui doivent ce qu'ils sont: comment? cent mille

[francs !

L'avocat n'aurait pu les gagner en trente ans; Ce n'est rien qu'un bavard.

M. AGNANT.

Un pédant imbécile, Fait pour rincer au plus les verres de Gourville.

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