LE COMTE DE BOURSOUFLE, ACTE III, SCÈNE I
LE BARON
Oui, coquin, oui.
LE COMTE
Ne m'injuriez donc point, s'il vous plaît; je vous ai déjà dit que j'ai l'honneur d'être M. le comte de Boursoufle, et j'ai la lettre du sieur Maraudin dans ma poche, fouillez plutôt.
LE BARON
Je reconnais mes fripons; ils ne sont jamais sans lettres en poche; prenons toujours la lettre, il sera puni comme ravisseur et comme faussaire. LE comte.
Ce baron est une espèce de beau-père bien étrange.
LE BARON
Mon ami, je suis bien aise de t'apprendre que tes visées étaient mal prises, et que M. le comte et M. Maraudin sont ici.
LE COMTE
Le comte est ici! Beau-père, vous me dites là des choses incroyables, sur mon honneur. LE BARON, à haute voix, en se retournant vers son château.
Monsieur le comte ! monsieur Maraudin ! venez montrer à ce coquin qui vous êtes. Holà ! hé ! qu'on avertisse M. le comte que je veux avoir l'honneur de lui parler. Personne ne me répond; ilfaut donc que je les aille chercher moi-même. {Aux valets.) Et vous, en attendant, conduisez ce bohèmelà en prison.