‹ Théâtre completChapitre 1522 sur 1720 · LE COMTE DE BOURSOUFLE, ACTE III, SCÈNE I · texte numérisé non relu

LE COMTE DE BOURSOUFLE, ACTE III, SCÈNE I

LE BARON

Oui, coquin, oui.

LE COMTE

Ne m'injuriez donc point, s'il vous plaît; je vous ai déjà dit que j'ai l'honneur d'être M. le comte de Boursoufle, et j'ai la lettre du sieur Maraudin dans ma poche, fouillez plutôt.

LE BARON

Je reconnais mes fripons; ils ne sont jamais sans lettres en poche; prenons toujours la lettre, il sera puni comme ravisseur et comme faussaire. LE comte.

Ce baron est une espèce de beau-père bien étrange.

LE BARON

Mon ami, je suis bien aise de t'apprendre que tes visées étaient mal prises, et que M. le comte et M. Maraudin sont ici.

LE COMTE

Le comte est ici! Beau-père, vous me dites là des choses incroyables, sur mon honneur. LE BARON, à haute voix, en se retournant vers son château.

Monsieur le comte ! monsieur Maraudin ! venez montrer à ce coquin qui vous êtes. Holà ! hé ! qu'on avertisse M. le comte que je veux avoir l'honneur de lui parler. Personne ne me répond; ilfaut donc que je les aille chercher moi-même. {Aux valets.) Et vous, en attendant, conduisez ce bohèmelà en prison.

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